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LES PARENTS
LES PARENTS
A mon pére ct à ma mére.
Lorsque vous regardez vos enfants au berceau,
Si fragiles, que pour ne pas briser leurs os, Vous joignez la prudence à la douce caresse,
Quel fils pourra jamais dire votre tendresse,
LES MARENTS
Parents, divin refuge à jamais assuré!
Entre tous les amours votre amour est sacré:
Nous sommes pour vous la source de tant d'alarmes
Que pas un chiffre humain ne peut compter vos larmes,
Et toi seul, & mon Dieu, toi seul tu le comprends
Cet amour infini qu'est l'amour des parente:
Toi seul aussi tu peux acquitter notre dette,
En ce monde, ils sont ta Providence concrète :
Ils suivent à genoux les premiers de nos pas,
Et lorsque nous tombons, nous tombon< dans leurs bras, Pour ne pas les aimer, il faudrait être infâme:
Nous sommes leur présent, leur avenir, leur âme,
Pour nous prémunir mieux, comme ils voudraient prévoir Ce que la destinée apportera de noir
A l'intacte blancheur des existences neuves!
Est-ce vrai, songent-ils, qu'ils auront leurs épreuves, Qu'à leur tour souffriront ces êtres adorés,
Qu'ils pleureront les pleurs que nous avons pleurés? Est-il vrai que dans un court espace d'années
Nos merveilleuses fleurs seront aussi fanées ? — Ils sont les médecins du corps et de l'esprit :
Le pouvoir de l'amour, notre cœur l’a compris,
LES PARENTS
Car nous gardons longtemps cette idée invincible
Que toute guérison en nous leur est possible,
On les voit inquiets pour nos moindres bobos, Eux dont la vie a inis le bonheur en lambeaux. [ls sont de la bonté le souverain symbole :
Aussi l'âge leur pose au front ur
ne auréole !
Montréal, 22 juin 1910,
SOUVENIRS D'ENFANCE
SOUVENIRS D'ENFANCE
4 mon pére,
Mon père, à la veillée, assis sur tes genoux,
Quand le poële était rouge et que l'air était doux,
Quand le froid de dehors dépolissait les vitres,
Nous avions ta mémoire aux émouvants chapitres,
9s SOUVENIRS D'ENFANCE
Pleins d'une légion d'étres mystérieux.
Et tu fixais sur nous la bonté de tes Veux:
Tu nous serrais tous deux bien fort contre ton âme: Nous : auions, encor plus que celle de la flamme, Sa chaleur à travers nos chemises de nuit.
O temps délicieux qui dans ombre Senfuit!
Mon bon père, ta voix nous versait la chimère, Tandis qu'en souriant écoutait notre mére.
Nous ouvrions tout grands nos grands veux étonnés
Tu savais des récits d'enfants abandonnés:
Tu nous mettais Poucet à mille et une sauces,
Et dans nos petits cœurs nos peines étaient grosses. Tu nous disais les bois, les hurlements des loups, O père, et tu penchais ton visage sur nous
Avec un grondement où courait la tendresse,
Et ta force amusait ainsi notre faiblesse,
Quels rêves tu londais sur nos deux jeunes fronts! Disparus, tels, sur Feau, d'une pierre les ronds! Ta montre en or touchait nos figures vermeilles: Tu placais son tic-tac an fond de nos oreilles:
Je me souviens encor de son bruit delicat.
De nos sanslots, souvent, tu redoutais l'éclat,
nnés !
SOUVENIRS D'ENFANCE
Si tu ne nous laissais voir * la petite bête.” Quel immense désir au fond de la requête!
Nos veux, pleins de Ineurs, se levaient, suppliants! Ta moustache embrassait, folle, tes deux enfants,
Et nous sentions ses poils qui nous piquaient la joue, Tes beaux cheveux, avec lesquels notre main joue, Avaient comme un sourire au reflet argenté:
Nous fourragion< dedans avec sérénité:
Et nous n'étions contents, après li tâche faite,
Que lorsqu'ils se tenaient tous debout sur ta tête, C'était * petit galop,” puis c'était ® grand galop”: Nos rires enfantins sonnaient encor plus haut.
La vie et ses douleurs, amertumes, mécomptes,
Père, qu'ils étaient loin quand tu contai. des contes!
Montréal, 16 octobre 1909,
Lumière. .
Le Bateau à Vapeur
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Vers la Maison L'Arrivée..
Les Saules..
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Ma Mai.on..
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Elle.
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Les Parents...