LE VIEILLARD, JEANNE
LE VJEILLARD
Savez-vous, en essuyant ses yeux,
A quoi pouvait penser un vieillard... aussi vieux !
JEANNE
J’ignore.
LE VIEILLARD
A cette Reine, indigne d’être femme, D’être mère ! et qui n’est qu’une Allemande infâme !
JEANNE
Hélas !
LE VIEILLARD
Mais je voyais que Dieu ferait enfin, Pour vaincre le Démon, surgir le Séraphin.
Selon l’oi-acle ancien que partout on murmure :
« Le ])ays fut vendu ]>ar une femme impure,
Par une Vierge seule, il sera racheté ».
Vous frissonnez ?
JEANNE
J’ai froid.
LE VIEILLARD
Par lin midi d’été...
Gomme un mort consolé par la flamme d’un cierge, J’espérais m’endormir, ayant vu cette Vierge,
Je la cherchais partout... [soiiriani] c’était un fol espoir. Eh ! bien... je pars... Adieu.
JEANNE
Mais...
LE VIEILLARD
Je viens de la voir...
{Il s'éloigne lentement sans se retourner. Jeanne reste seule en proie à une grande anxiété. Après un moment :)