A UN POÈTE
Qui recueille en passant, dans son flot solennel, Toute eau qui sort de terre ou qui descend du ciel ! Toi, sois heureux dans Tombre. En ta vie ignorée. Dans ta tranquillité vénérable et sacrée. Reste réfugié, penseur mystérieux !
Et que le voyageur, malade et sérieux.
Puisse, si le hasard l'amène en fa retraite, . Puiser en toi la paix, l'espérance secrète, L'oubli de la fatigue et l'oubli du danger. Et boire à ton esprit limpide, sans songer Que, là-bas, tout un peuple aux mêmes eaux s'abreuve.
Sois petit comme source et sois grand comme fleuve.
26 avril 1839.