‹ Les voix intérieuresChapitre 65 sur 67 · NUITS DE JUIN · texte numérisé non relu

NUITS DE JUIN

L'ÉTÉ, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte La plaine verse au loin un parfum enivrant ; Les yeux fermés, l'oreille aux rumeurs entr'ouverte. On ne dort qu'à demi d'un sommeil transparent.

Les astres sont plus purs, l'ombre paraît meilleure ; Un vague demi-jour teint le dôme éternel ; Et l'aube douce et pâle, en attendant son heure. Semble toute la nuit errer au bas du cieL

28 septembre 1837.

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