‹ Les voix intérieuresChapitre 7 sur 67 · PENDANT QUE LA FENÊTRE ÉTAIT OUVERTE · texte numérisé non relu

PENDANT QUE LA FENÊTRE ÉTAIT OUVERTE

PoËTE, ta fenêtre était ouverte au vent,

Quand celle à qui tout bas ton cœur parle souvent

Sur ton fauteuil posait sa tête :

« Oh ! disait-elle, ami, ne vous y fiez pas ! Parce que maintenant, attachée à vos pas.

Ma vie à votre ombre s'arrête ;

« Parce que mon regard est fixe sur vos yeux ; Parce que je n'ai plus de sourire joyeux

Que pour votre grave sourire ; Parce que, de l'amour me faisant un linceul. Je vous oère mon cœur comme un livre où vous seul

Avez encor le droit d'écrire ;

« Il n'est pas dit qu'enfin je n'aurai pas un jour La curiosité de troubler votre amour

Et d'alarmer votre œil sévère, Et l'inquiet caprice et le désir moqueur De renverser soudain la paix de votre cœur

Comme un enfant renverse im verre !

« Hommes, vous voulez tous qu'une femme ait longtemps Des fiertés, des hauteurs, puis vous êtes contents.

Dans votre orgueil que rien ne brise.

Quand, aux feux de l'amour qui rayonne sur nous. Pareille à ces fruits verts que le soleil fait doux,

La hautaine devient soumise !

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