DE LA {{ MAGICIENNE
Va sur le Saint-Laurent, ô ma muse chérie, Offrir un humble hommage aux marins valeureux Qui viennent sur nos bords, l'âme toute attendrie,
Pour voir ce beau pays fondé par leurs aïeux !
O muse, ne crains pas d’être mal accueillie, Les Français sont toujours courtois et généreux ; S'ils s'arment quelquefois du dard de l'ironie,
Ce n’est que pour punir les sots, les orgueilleux.
Dis-leur que, sur le sol de la libre Amérique, Deux millions de cœurs, à la trempe énergique,
Ont promis aux Français un éternel amour ; Et dis-leur que, malgré l’épreuve et la souffrance,
La haine des tyrans et l’oubii de la France,
Ils n'ont vouln trahir leur promesse un seul jour !
ler août 1878.