LE PRINTEMPS
A M. Prerre-Gxo. Roy, pu ‘GLANEUR ?”
Le givre a disparu. L'oiseau dans la ramée Exhale vers le ciel ses chants mélodieux ; L'aurore verse à flots sur la rose embaumée,
Comme des perles d'or, les larmes de ses yeux. l )
C'est le printemps vermeil: la brise parfumée Méle au bruit du ruisseau son murmure joyeux ; Dans les bosquets en fleur, l'abeille, ranimée,
Bourdonne en butinant le miel délicieux.
O résurrection de la grande nature !
Doux printemps, j'aime à voir ta riante verdure
Dérouler sur le sol son tapis de velours!
Quand tu brilles, le front du malheureux se dresse ; Les cœurs, jeunes où vieux, tressaillent d’allégresse,
Et d'une même voix célèbrent les beaux jours !
Mui 1891.