‹ Les voix intimes [microforme]Chapitre 6 sur 86 · EN: GR · texte numérisé non relu

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L'harmonie et l'amour ne sont plus dans les branches

Où l'oiseau se cachait, mais dans des maisons blanches Pleines d'enfants frais et mignons.

Là vit de ses sueurs un petit peuple brave

Qui peut déjà répondre à l'Anglais qui le brave :

# J'attends l'effet de vos canons! ” (*)

Un peuple de héros à la trempe athlétique,

A l’âme généreuse, au cœur patriotique, Luttant pour la France et ses droits ;

Un peuple qui bénit du prêtre l'influence

Et coule sur ce sol une heureuse existence

A l'ombre sainte de la croix !….

C’est ton œuvre, Champlain, Ô gouverneur illustre ! C’est toi qui fis grandir, en lui donnant ton lustre, Ce peuple honnête et vigoureux ;

C’est toi qui le soutins aux heures de l'épreuve ; C’est toi qui l’attachas aux rives de ce fleuve ;

C’est toi qui le rendis heureux !

(*) Rénonse de Champlain à la sommation de David Kertk, 10 juillet 1628.

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Un quart de siècle et plus, tu manias sans trève La charrue où l'outil, lu parole ou le glaive Pour assurer son avenir, Et quand la mort parut au seuil ue ta demeure, — Où le peuple assemblé pleurait ta dernière heure, —

Sans trembler tu la vis venir !

Bien des ans ont passé depuis que ta grande âme

S'est envolée aux cieux, et la patrie acclame Ton nom toujours retentissant.

Vois — grain de sénevé que tu jetas en terre —

Ces millions de cœurs té proclamer le père

De ce pays libre et puissant !

Ils rêvaient d'ériger sur le haut promontoire, Où ton astre brillant se coucha dans sa gloire, Un bronze digne de renom ;

Et ce rêve aujourd'hui, Champlain, se réalise :

Le peuple de Québec de zèle rivalise

Pour imimortaliser ton nom !

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