A MES POÉSIES
C'en es’ fait maintenant, pareils aux hiron delles, ‘ Partez; qu'un même but vous retrouve fidèles, Et moi, pourvu qu'en vos combats De votre foi nul cœur ne doute, Et qa’une âme en secret écoute Ce que vous lui dires tout bas.
Ah! mes pauvres oiseaux que j'élevais en cage, Mésanges dont les chants dissipaient ma douleur ! En essaim vous volez vers un riant bocage
Sans savoir que l'aspic se cache sous la fleur.
Pourquoi donc avez-vous ainsi quitté ma chambre
Où le mii et l'amour vous étaient prodigués ?
Et votre nid moelleux toujours chaud quand décembre Saccage la ramure où trônaient vos ainés ?
Lvres de liberté, de gloire et d'aventure :
Eh! oui, voilà l’appât qui fascine et capture
Si souvent les oiseaux... et môme les humains !
ler Avril 1892,