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L'on exalte partout son hospitalité,
Autant que ses vertus et sa noble beauté :
Car son logis (parfois une humble maisonnette Abritant une blonde ou gentille brunette),
Ne saurait contenir ceux qui veulent, le soir, Avides de bonheur, à son foyer s'asseoir, Déesse par la grâce et par la courtoisie — Egnorant du flatteur la tendre hypocrisie — Elle sait plaire à tous; même les inconnus Ne l'approchent jamais sans être bien venus.
Nos ancêtres, comme elle, abhoraient l'étiquette Et savaient s'amuser à la bonne franquette.
Ils molulaient gaiment et redisaient en chœur
Les modestes refrains qui font battre tout cœur:
“ Vive la Canadienne,
Vole, mon cœur, vole!‘ ete,
La femme canadienne à pour titre de gloire Une fécondité que vantera l'histoire :
Immense privilège offert par l'Eternel
A celle qui comprend le devoir maternel,
Utile à son pays, cette mère admirable
Bemplit au Canada son rôle incomparable
Avec un héroïsme inflexible, enchanteur,
Enspiré par l'amour divin du Créateur,
Tendre pour ses enfants, mais tendre sans faiblesse — Désirant éloigner le vice qui les blesse
Rébecca d'un autre âge, elle veille sur eux,
Et fait naitre en leur cœur des germes vigoureux... Ses enfants ont prouvé déjà qu'ils sont des hommes ; Noldats, prêtres, tribuns, artisans, agronomes,
En mille endroits ils ont — je le dis fiérement — Défendu notre honneur en luttant vaillamment,
Et de nos jours encore, ils combattent ensemble Sur un autre théâtre où la foi les rassemble, Adorant l'Eternel, ils défendent ses droits, Unissent leurs talents dans des combats adroits, Touché de leur amour, Dieu les immortalise
En voulant que l’un d'eux soit prince de l'Eglise... (*}
Louons la Canadienne ! exaltons sa beauté,
Na gloire, ses vertus et son urbanité!
Juin 1889.
(*) Son Eminence le cardinal E.-A. Taschereau,