LES VOLGAAS DE L ISLANDE
Iles iiiiiiiiis, nous ;illiuiis iliiT des pirates norvégiens de Bei'gen cl de Troiiljein, découvrirent, au neuvième siècle, l'Islande, qui est, après la (Irande-Bretagne, Tilc l;i plus considérable de l'In'iiiisplicic iKucal. Voiii , d'apicN iiiic légende islandaise, eoniiiiciit lui l'etrouvée, après sa première découverte, celle Iciic (|iii nous ot'i're de si merveilleux phénomènes v(ilcaiiii|ues.
Floki, lechef de rexpriliiidn, ne sachant pas exactement où se trouvait l;i leri-e (pi'il cherchait, avait pris à son bord trois corbeaux consacrés. A (juelque dislance il lâcha un des oiseaux, qui ne tarda [las à revenii', jugeant, comme on pensa à JKU'd, que hi Icnc l'Iail encore trop éloignée; après avoir conliuu('' à faire voile, on lâcha le second qui, après avoir tracé (pielquescercles dans les airs, regagna le navire, comme s'il cùl li(''<ilé' i\ IVaucliir la distance qui le s(''parait eiU'oi'cdt' la terre; le troisième, olileMiMij su liherté, s'envola el dispaïul dans l'ouest. En suivant cette direclion, Rahna-Floki ou Fli)ki-aux-Corheau\. atteignit trioiuphalenieiit l'islaiide
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h(|iiiis ([Mc cette ile est cuiiiiiie, ou n'a cessé dy til)S('i'ver (le roil('> ((HiiiiKiliiiiis du sol, et des éruplious \olc;niiques dune gi'iiudt'iir cl d'une violence e.\liaiiiilin;iires.
(h: pi'ul (liicquc i'ile entière est un innneuse volciui. Un noid au sud, elle est déchirée par des iiduflVes embrasés, et des cimes enllauniir'cs luMisscnl sa sni'lace.
De ces iiond)reux et puissants volcans aucun nCsl plus redouté que l'Hécla.
C(uiini(' pri's(|ne tous les volcans, le mont Hécla se trouvait, dans l'origine, isolé au milieu d'une plaine. Mais ses éruptions nombreuses ont l'ait disparaître toute trace de végétalion dans un rayon de deux lieues; la i)laine, autrefois si fertile, est maintenant couverte de montagnes de lave; partout règne la plus ]iroronde désolation.
Le volcan présente la forme d'une terrasse; mais ce n'est que tout récemment, et grâce aux travaux de M. de Waltersliausen et de M. ^Yinkler, qu'il a été possible d'arriver à la connaissance exacte de la structuie de la montagne et de sa liautenr. Cela tient à ce que souvent les parois du cratère s'écroulent sur une étendue considérable; en onlre, des masses de lave, sans cesse rejetées de l'abime, s'ajouli'iil constammeid aux couches (pii en l'orment les bords.
En IToU, seize ans avant la grande éruption, on comptait
LES VuLCA.NS Dt; 1.' 1 S 1. A M) K
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jusqu'à sept terrasses. Du rôu'' de ruuost, oiiaporçoit iiin' iiiiuieiise crevasse, (pii |i,iiail rcmoiilcri'i rériiiilioii de r;iii iriUd, et (le laquelle se sont, à diverses (''poques, échappés des luri-eiils de hive.
l£ii 177-2, d'après les ealeiils de .iosepli Banks et de Solaiider, le iiieiil lléela avail une liantenr de plus de eiii(| mille pieds; de nos jonis, M. Wiuklei' lui aeeordc^ i,!lOll jiieds d'altiinde.