‹ Les volcans et les tremblements de terreChapitre 15 sur 98 · I.c inoiit Ht'cla · texte numérisé non relu

I.c inoiit Ht'cla

La niontayne est surmontée de trois cônes, formés d'un mélange de cendre, de roches et de pierre ponce cimeuli'es pai- la lave; le cône du milieu est plus grand que les deux antres. Le sou Ire que l'on y tiouve est rarement en hiMux cristaux. Ce qu'il y a de remanpiable, c'est qu'après les éruptions, on rencontre sur la montagne des couches de sel assez pur, que les liabitanls recueillent. De ce fait, on a voulu

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conclure que le volcan était en coMiniiiiiicatidii avec la nici'.

Une des plus longues et des plus célèbres éruptions du mont llécla fut celle qui dura de l'204 à 1500; le volcan ne cessa pas, en cITet, d'être en activité pendant cette pi'iiodc de six années. Son action prit une violence plus grande an mois (te juillet 1300, la terre fut l'ortement ébranlée à plusieurs reprises, puis des colonnes de iéu, de grande liauleur, jaillirent du cratère, entrainanl des blocs de rocbers (|ni retombaient en se brisant, avec un fracas épouvantable. La (juautité de cendres et de pierre |)once rejetée fui lellc. (jue toute trace de végétation disparut à une grande distance. La montagne se fendit du liant en bas, et de celte crevasse sortit un immense toi'rent de lave qui se jeta dans la nu!r, laissant sur son cliemin des lacs de feu. Un fort vent du suilouesl chassa, jusqu'à une distance de cent lieues, les gros nuaoes de sable sortis du volcan; Ions les chemins en furent couverts.

Cette éruption, l'une des plus fortes du nujut Hécla, conliinia pendant douze mois avec une grande violence; nu trendileuMMit de terre détruisit toute la partie du pays ([ni jusqu'alors avait été épargm''e par les éruptions. Les éruptions de sable et de cendres lurent si considérables qu"il se foiina des couches épaisses jusqu'à une distance de cin- (inante lieues. Du soufre et du salpêtre et du sel marin, mélangé à des matières calcaircîs et acides, se trouvèrent amoncelés autour du cratère.

Pendant plusieurs siècles, le redoulalile volcan se moiitia assez calme; mais en 1695, on entendit dans le volcan même

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iiii ( r,i(|ii('iiii'iil ('|iiMi\;iiil;ilil(' ; un ('pais iiiiai;e de luiuce sorlil (In (lalric ; |>i'ii de l('iii|is apirs. une secousse lori'ihlo ('branla le sol, la nier deviiil i'nrieuse et les navires rnicnt en danger ; la lerre se erevassa, en plusieurs endruilsdes eolouiies de l'eu sinlireul de ces crevasses et dévaslèrent foui ce qui les eulonrail. Vwe pluie tonentielle suivit ce pliénouiéne ; des |iierres brùlaules lurent lanci'cs hois du cratère ; une vive luuiière éclaira d'altiud tiius les objets juscpTà une distance considérable; mais liieulùt de grands nuages de l'uniée sortirent du goulTre, et tout lut plongé dans les ténèbres ; ensuite le volcan se mit à rejeter de grandes masses brûlantes de sonlie, de cendres et de pierre ponce.

tlette elïrayante succession de |ib(''noniènes dura [tendant trois mois. Lorsque la crise l'ut terminée, les pâturages avaient complètement disparu sons les coucbes de cendres, et beaucoup d'animaux avaient pi'-ri tante de nourriture ; ceux (|ui, poussés par la l'aim, voulurent brouter riu'ibe (pii sortait de la cendre, perdirent les dents, et sonllrireut longiemps d'un mal scorbutique. Les cendres avaient l'-té' lancées jusipren Norvège et dans les iles Fèi'oè. Les trenible- UMMits de terre qui accompagnaient ces ('ruptions produisirent des dégâts considérables.

Après soixante-dix ans de cabne une nouvelle éruptidii l'ut lieu, jilus viiilenli' qn'aneuiu'des pr(''C(''d<'nles. Nous avons sur cette éiuplion des (bUails assez exacts pour pouvoir eu donner um" description pins dètaillé'c.

On avait d('jà remarqué depuis un an des signes d'une procbaine éruptidii : les lacs et les cours d'eau qui entouraient

l'Hécla s'élaient vi^ililcment des.séchrs ; les hriiyèros avaient jauni; l'hiver lut on ne peut plus doux, les personnes les plus âgées ne pouvaient se rappeler avoir vu une saison anssi peu rigoureuse. Tout cela était peut-être la conséquence de l'élévation des masses de laves dans le volcan.

En 1765, dans la nuit du 4 au T) avril, le terrible plu^noinène fui ainionci'- par un violent Ircniblement de terre; et dans la matinée du o, une immense colonne de sahle sortit du cratère; des masses incandescentes furent lancées dans les airs, et ne retombèrent (ju'à une distance de plusieurs lieues. Un lioiiva, plus tard, uiic grande (juantité de substances magnétiques et de pierre ponce. Le ])asteur Wigliissen trouva, dit-on, une pierre d'aimant au milieu de chaque pierre ponce, ce qui donna quehpu' valeur à l'opinion étrange, et longtemps accréditée, que la pierre ponce n'était (pi'uue transformation de l'aimant, sous l'action du feu. Le sable, qui fnt jeté hors du cratère à une distance de plusieurs lieues, forma des couches épaisses; il n'occasionna pas Iteaucoup de dégâts. Porté, par le vent du sud au-dessus tic la chaiue de montagnes arides qui forme pour ainsi dire le dos de l'Islande, il couvrit des bâtiments et des pâturages lort éloignés du volcan.

Les rivières furent emplies de [lierre [lonce (ju'elles apportèrent à la mer, ce qui nuisit beaucoup à la pèche : on trouva, dit-on, des merluches remplies de fragnients de ces pierres. Les jets de pierre ponce cessèrent; mais des pierres et du sable furent encore rejetés.

Après quelques jours de calme, le volcan entra de nou-

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