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(rnii profond sommeil; car, comme il rtait |»uissaiit, on j'cnli'iidil loiitU'r (lu vestibule. Mais enfin, la conr ])ar m Ton ciihail dans son a])partemen( commençait à se remplir tellement de cendres, que, ponr pen (\u"\\ eùl resh' ])lns lonj^lemps, il ne lui eùl plus été libre de sortir. »
On ('veilla Pline. Il sortit ])onr aller rejoindre Pomponianns fl les antres amis qui avaient veilb'. On tint conseil, (>t tons ensemble délibérèrent s'ils se renfermeraient dans la niaison, ou s'ils s'enfuiraient à la campagne; car en ville les maisons étaient tellement ('"iiranlées par les fréquents tremlilenients de terre, qu'on aurait dit qu'elles étaient arrachées de leurs fondements et jetées tantôt d'un côté, tantôt (le l'autre, et ensuite replacées sur leurs assises. Hors de la ville on avait à redouter la chute des pierres, quoique celles-ci fussent desséchées et rendues légères par l'action (lu feu. Chez les amis de Pline, « une crainte surmonta l'antre; » quant à lui, la raison la pins valable le décida. Ils .sortirent donc, et, pour se garantir des pierres et des cendres, ils se bornèrent à recouvrir leurs tètes d'oreillers attachés avec des mouchoirs.
Ailleurs le jour se leva dans toute sa splendeur, mais dans le voisinage du volcan, la nuit se continuait, nuit af- IVcuse, et que dissipait à peine la lueur d'un grand nombre (le llamheaux et d'autres lumières.
On s'approcha du rivage afin de voir ce que la mer permettrait de tenter, mais un vent contraire la rendait tellement houleuse qu'on n'osa point se confier à ses (lots agités.
Arrivé sur le rivage, Pline demanda de l'eau. Il but
deux fois et se coucha sur une couverture qu'il lit étendre. Ensuite des flammes ([ui parurent plus grandes, et une odeur de soufre qui annonçait leur approche, ayant mis tout le monde eu fuite, il se leva, appuyé sur deux serviteurs, et soudain il tomba mort.
« .!(> m'imagine, ajoute son neveu, qu'uiu' fumée trop épaisse le suffoqua d'autant plus aisément, qu'il avait la poitrine faible et la respiration souvent embarrassée. Lorsque l'on commença à revoir la lumière — ce qui n'arriva que tidis jours après — on retrouva au même endroit son corps intact, couvert de la même robe qu'il portail quand il mouiMil,('l dans la posture d"nn homme ipii repose, plutôt que d'un homme qui est mort. »
Tel est le récit que Pline le Jeune a laissé delà mort de son oncle. Toutefois, comme il ne périt personne de la nombreuse suite (le celui-ci, nous penchons à croire avec Breislak que le courageux naturaliste ne fut pas précisément suffoqué ]iar l'intensité des vapeurs du Vésuve, lesquelles, à une si grande distance du cratère, ne pouvaient ])as être très-dangereuses; il faut plutôt allribuer sa mort à l'asthme dont il était attaqué ; à la suite de la grande l'aligne cl des émotions (jue lui avait causées répouvantable catastrophe, le malade ne pouvait guère ne point succomber.
On a vu qu'après le départ de son oncle, l'iine le .leuiie était resté à Misène. Il assure que, pendant que la crise Itouleversait la contrée, il avait continué paisiblement r('tude c(uiiniencée et (|ni 1 avait empêché d'accompagner le naturaliste.