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queron vient d'étudier, voici comment nous répondrions : Les secousses dont le cercle d'action est restreint sont dues le plus souvent à des causes diverses pMrmi lesquelles, avecM. Volger, nous rangeons volontiers, et en première ligne, les éboulemonts souterrains. Mais nous ne croyons pas, avec l'émiui'nl observateur, que les éboulements, quelque considérables qu'ils soient, suffisent pour expliquer les commotions qui agitent puissamment et simultanément une grande surface du globe. Celles-ci sont dues à une cause générale, au même agent, à la même force qui produit l'éruption des volcans: celte force, c'est la chaleur terrestre. On n'a qu'à descendre dans quelque mine profonde, ou à considérer le plus proche volcan pour s'assurer que cet agent formidable réside dans les profondeurs de la terre.
Toutefois qu"on le remarque bien, je ne parle pas du feu C(Mitral, parce que j'ignore s'il existe. A vrai dire, on ne sait même pas si la chaleur est plus grande au centre du globe que dans certaine autre région souterraine. Ce que l'on peut afiirmer, c'est que des effluves de calorique circulent dans la ferre; mais, ou ignore comment cette chaleur se distribue diins le corps gigantesque di' la planète.
Ces effluves de chaleur, quelle que soit la source d'où ils l'inanent, liquéfient les masses souterraines; celles-ci, en se dilatant. Unissent par déchirer, par briser les rochers supérieurs, par s'épancher à travers les fissures, et enlin par faire éruption : c'est la crise volcanique avec ses laves et ses nuages de vapeur. Lorsque le calorique souterrain, en se propageant diversement dans les couches de rochers, les dilate ou les
Il VI' (Il II i: si; s i: r m ko un: s. ciii
i''lirnnl(\ (III lnis(|ii(' l;i iiinssc liciiuMii'c les presse, sans iiéaii- MKiiiis les (iiiviir, alms le sel oseille vieleiiiineiil à reiulniil lin elioe, el la viliralimi se |ir(i|ia^e au lniii : c'esl le Irciii- Ijlenioiit de Ici re.
Mais nous emyons aussi, et c'est là le poiiil sur le(|ii('l. en tcrniiiianl, ikiiis vdiidrioiis appeler rattenlidii du leeleiir, lions eioyoïis ipie les curjis célestes sollieitent les Jurées suiiterraiiies ; el ikhis eiinsidénins les faits dbservi's par M. l'errev euinnie sullisaiits [Kiiir i''lalilir ipii^ la lune, siirlout, exeree une aetimi ih'eisive jiiscpie dans les pridondciiis delà terre, où, par sa puissance attractive, (die produil, an sein des Ihiides élastiques et des masses li(pi('li(''es, nue agitation comparabli^ à la marée ([u'elle fait naître au sein de l'Océan. Et lorsque, sous rinfliienee de l'astre (|ni gravite dans le ciel, se produit la marée souterraine, alors les vidcans mugissent plus fortement, le sol tremble avec vicdmce, et l'homme sent qu'un indéliiiissable danger menace son existence. Si nous avions la vue assez puissante, nous verrions la surface terrestre toujours agitée et vibrante. La terre, noire mère commune dont ou vient de contempler la force el l'énergie, n'est point isolée dans son activité; si elle est féconde, si elle vit, si elle agit puissamment, c'est qu'elle se trouve engagée dans un incessant échange de forces el d'inflneiices avec les astres qui babitenl eoinine elle l'espace étliéré.
FliN.
TAlîLK DES MATIÈRES
ISTIiODLCTlOX 1
Monlayiies vulcaimiiifs , 9
Le Cralcre 21
Ascension des volcans Ai
l. L'Etna 45
IL L'Orizaba 48
IlL L'Enfer de Masaya S5