‹ Les voleurs d'orChapitre 1 sur 32 · MICHEL LÉVY FRÈRES, UBRAIRES-ÉDITEURS · texte numérisé non relu

MICHEL LÉVY FRÈRES, UBRAIRES-ÉDITEURS

Rue Vivienne, 2 bis

Droits de traduction et de reproduction réserrés*

AU LECTEDH

kéias i J*^i ifait ub livre, te momeht approche de léjldblilér.ètj'àlpeui'.

J'ai peur, parbe que mon livre va entrer dans un chemin hérissé d'obstacles, entouré de préventions contre son auteur. Vous allez sourire en me disanl : «Pourquoi Tavez-vous-fait? Qui vous Ta deihandé? ÀVéii-voiié llhipudenôe dé croire â Utt Coin dé la jBétêritë 1 1?rouvez-votls qu*il n*y ait pas assez de llWes ùiâtivaiéî Vous, qui dievrieis rester dans l'biHbre, potirqtlbi vous tiiettêz-votiS bri éWdeîice î Vous présentez votre poitrine, on a le droit de frapper. »

Vous avez raison, et je suis si bien de votre avis, îue je crie d'avance : « Ne frappez pas trop fort ! »

Ce livre, j'ai commencé à l'écrire pour me distraire. Ce qui n'était qu'un caprice, est devenu une passion. Je ne Tai pas brûlé, parce que je l'aime ; il a été mon compagnon d'exil, le confident de mes P«ines, l'ami de mes pensées.

n AU LECTEUR.

Quand j'éprouvais quelques-uns de ces échecs moraux qui yous attendent à tous les passages importants de la vie, à tous les bouts du monde, je me repliais sur moi-même avec tristesse : mon nouveau bonheur me faisait peur. Si résolu qu'on soit, on ne passe pas impunément du bruit au silence, du mouvement à l'immobilité. Le cœur n'est point un balancier de pendule qu'on arrête en le touchant du doigt. Le mien était fort indocile ; il battait à se rompre, au souvenir du pays, de celte France qu'on n'aime jamais tant que lorsqu'on l'a quittée. J'en étais si loin I pour me consoler, j'écrivais. Voilà mon excuse, si je puis être excusée. Soyez indulgent^ je ne suis qu'un oiseau de passage ; laissez-moi emporter au bout du monde l'espérance de ne vous avoir pas trop déplu.

Qui sait si j'arriverai, les flots sont si changeants ; s'ils allaient m'engloutiri vous auriez des remords. Il faut vous les éviter; je sais ce que c'est, moi, qui ai plusieurs romans sur la conscience I

CÉLESJE DE ChABRILLAN«

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