‹ Les voleursChapitre 101 sur 208 · PEG · texte numérisé non relu

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pratique qu'un genre acquiert bientôt une telle habileté qu'il peut , en quelque sorte , procéder impunément; cela est si vrai , que Ton n'a dû qu'à des circonstances imprévues l'arrestation de la plupart des Pègres de la Hante qui ont comparu devant les tribunaux.

J'ai dit plus haut que maintenant la plupart des Pègres de la Haute sortaient des dernières classes de la société , cela n'empêche pas qu'ils ne se piquent d'être doués d'unecertaine grandeur d'ame et de beaucoup d'amour-propre ; lorsque les Jambe d^ argent^ les Capdeville , qai à une certaine époque étaient les premiers de la corporation, après s'être introduits à l'aide de fausses clés ou d'effraction dans un af^rtément qu'on leur avait indiqué, trouvaient dans les meubles qu'ils avaient brisés des reconnaissances du Mont-de-Piété ou quelques autres papiers qui indiquaient que la position de celui qu'ils voulaient voler n'était pas heureuse, ils avaient l'habitude délaisser, sur le coin de la cheminée tout l'or qu'ils avaient enpoehe> comme réparation du doi^magequ'ils avaienl causé ; plusieurs Tireurs donnaient au premier venu la montre qu'ils venaient de voler si elle n'était pas d'or.

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PÈGRE A MARTEAU. — VoIeur> volereau.

(Voir ci-après Pègriot.)

PÊGRENNÉ, s. m. — Affamé.

PÈGRENNE (Ganer la), V.— Mourir de faim.

PÈGRIOT, s. m. — Le Pègriot occupe te derniers degrés de l'échelle au sommet de laquelle le Pègre delà Haute ^K placé; le besoin conduisait la main du P^^'/W lorsqu'il commit son premier vol , et peut-être que si quelqu'un voulait bien lui donner du pain en échange de son travail , il abandonnerait le métier qu'il exerce; aussi le Pègriot esi timide/ et ce n'est que lorsqu'il est poussé dans ses derniers reiranchemens qu'il schasardeà tirer, de la poche de celui qui se trouve à sa portée , un foulard que X Ogresse lui paiera le quart de sa valear. Le Pègriot e^i toujours sale et mal vêtu ; il ne déjeune jamais et ne dîne pas tous les jours; lorsqu'il a quelques sous il va prendre gite dans un des hôtels à la nuit de la Cité; lorsque son gousset est vide il se promène toute la nuit, si la première patrouille qu'il rencontre ne le mène paagiu corps-de-garde, qu'il ne quittera que pour aller chez un commissaire de pob'ce, qui l'enverra à la préfecture

Il est rare que le Pègriot soit admis parmi

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les membres de la Haute Pègi-e; ces Messieurs n'admettent pas parmi eux tous ceux qui se

présentent, ii&i semblent avoir adopté ces deux vers pour devise :

ttos pareils à deux fois ne se font point oonnattre, St pour des ooups d'essai v^alent des coups de maître.

Le Pègriot finit comme il a vécu , misérablement.

PEIGNE,s. f. — Clé.

PELAGO , 8. f. — Sainte-Pélagie. Prison du département de la Seine.

* PELLARD , s. m. — Foin.

** PELLE, s. m. — Chemin.

PELURE , s. f. — Redîngotte.

PENDANTES, s. f. —Boucles-d'oreilles.

PENDU-GLACÉ, s. m. — Réverbère-

PENNE,s. f. — Clé.

PÈRE FRAPPART, s. m. — Marteau.

PERPÈTE. — Perpétuité.

PESCILLER , v. a. — Prendre.

PESCILLER D'ESBROUFFE , v. a. — Arracher , prendre avec violence.

PÉTARD , s. m. — Haricot.

PÉT AGE, s. f.— Déclaration faite à lajusiice.

PÉTER , V. p. — Se plaindre à la justice.

<8 ^ Ï^ÉT— Ptli

PÉtEtJR -EusE, s. — Plaignant^ plaignanié*

PETIT-MONDE , s. f. — Lentille.

PÈZE, s. noi. — Argent moiinoyé.

*PHAROS, s. m. — Gouverneur de ville ou de province.

PHILANTROPE, s. m. — Filou. Terme des marchands forains.

PHILIBERT, s. m. — Faiseur. Terme des escrocs parisiens. Les Faiseurs dont le métier est d'acheter des marchandises qu'ils ne paieront jamais^ procèdent à-peu-près de cette manière. Ils s'associent trois ou quatre , placent quelques fonds chez un banquier , et fondent plusieurs maisons sous diverses raisons sociales. L'une sera la maison Pierre et Compagnie, l'autre la maison Jacques et Compagnie, et ainsi de suite , de sorte qu'il existe bientôt sur la place quatre ou cinq maisons qui agissent de concert et se renseignent Tune et l'autre.

Lorsqu'ils ont ainsi préparé les voies , les Vhiliberls achètent le plus de marchandises qu'ils peuvent; ils paient un tiers ou un quart comptant , et donnent au vendeur des bons sur le banquier chez lequel ils ont déposé des fonds. Celui-ci solde sans observations, ce qui ne manque pas d'inspirer une grande confiance

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