‹ Les voleursChapitre 107 sur 208 · PIO— PLA · texte numérisé non relu

PIO— PLA

* PIOLLE, s. f, — Taverne, auberge clw dernier rang.

PIOLLE , s. f. — Chambre. Terme des Camêlais et voleurs de campagne.

♦ PIOLLIER , s. m» — Tavernier, aubergiste, cabaretier.

PIO^CER , v. a. — Dormir.

PIPÉ,s. m. ^Château.

PIPEUR , s. m. — Celui qui trompe son ^ versaire au jeu de dés.

PIQUANTE , s. f, — Épingle-

PIQUE EN TERRE , s. f. — Volaille-

PITRE , s. m. — Paillasse d'escamoteur ou de saltimbanque.

PITROUX , s. m — Pistolet, Terme dos voleurs parisiens.

PIVASE , s- m. — Nez.

PI VER, s. m. — Ressort de montre ou de pendule dentelé, avec lequel on coupe les barreaux et les fers des forçats.

PIVOINER, V. a. — Rougir. Terme des vo leurs bretons.

PIVOT, s. f. — Plume.

PLACARDE, s. f. — Place publique.

PLANCHE AU PAIN, s. m. — Banc des prévenus, banc des accusés.

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PLANCHÉ (Être) , v. p. — Être condamné.

PLANCHER , V. a. — Plaisanter.

PLANCHERIE, s. f. ~ Mauvaise plaisanterie.

PLANCHEUR , s. m. — Mauvais plaisant.

PLANQUE , s. f. — Cachette.

PLANQUER, V. a. — Cacher.

PLATRE, s. m. — Argent monnoyé.

PLEURANT, s. m. — Oignon.

PLOMB, s. m. — Mal vénérien.

PLOMBE^ s. f. — Heure, année.

PLOMBER , V. a. — Puer.

PLOYÉ ou PLOYANT, s. m.— Portefeuille.

PLUME DE LA BEAUCE , s. f. — Paille.

POCHARD, s. m. — Ivrogne.

POCHARDERIE, s. f. — Ivrognerie.

POGNE,s. f. — Main. '

POINT (Un). — Un franc. Terme dont se servent habituellement les marchands d'habits.

POINT DE COTÉ, s. m. ~ Ennemi des pédérastes.

POISSE, s. m. — Voleur. Terme des Camelois et des voleurs de province.

POISSER, V. a. — Voler.

POIVRE , s. m Poisson.

POIVREMENT, s. m. — Paiement.

POIVRER, V. a. — Payer.

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POIVREUR , s. m. -^ Payeur.

POIVRIER. —Ivrogne.

* POLISSONS , s. m; — Sujets du grand Goësré. Les Polissons mendiaient quatre par quatre , vêtus seulement d'un mauvais pourpoint, d'un chapeau sans fond , la besace et la bouleiile au côté, et dépourvus de chemise.

PONANTE , s. f. — Fille publique du dernier étage*. Terme des voleui's parisiens,

* POMCE ou MAGNUCE , s. f. — Patate.

PONT, s. m. — Cavité pratiquée au milieu du jeu de cartes que Ton présente à la coupe de son adversaire , et qui doit feciliter la retourne d'un roi ou de la couleur que Ton désire.

PONTES POUR L*AF, s. f. — Galerie des éloufibirs, fripons réunis.

PONTONNIÈRE , s. f. — Fille publique de la Cité, qui exerce sur les ponts; les Pontonmères sont presque toutes voleuses.

PORTANCHE , s. m. —Portier- Le nwnbre de vols commis à Taide d'effraction dirafauerait de beaucoup si les propriétaires étaient un peu moins parcimonieux , et si surtout ils tenaient plus la main à ce que leurs portiers

ou concierges fissent plus exactement leur service.

La plupart des logis ou lOgemens occupés par les concierges ) sont placés sous des renfoncemens d'escaliers , ou dans des endroits obscurs y ce qui permet aux voleurs de s'intro** doire dans la maison sans être vus.

Les portiers I en général , ne sont pas payés a»e2 généreusement ; lés propriétaires choisissent ordinairement pour gardiens de leurs maisons des individus qui exercent un état quelconque : e'est un tort. Le bottier ou le tailleur s'occu^ de son travail , et tire le cordon sans regarder les gens qui entrent ou qui sorteiit; aussi l'on a volé mille fois dans l'intérieur d'une maison de laquelle on a sorti des paquets énormes , sans que le portier se soit aperçu de rien.

Les propriétaires, par mesure de sûreté d'abord, et ensuite par humanité, ne devraient jamais prendre pour concierge des individus exerçant un métier ou une profession queloonqae, mais bien ceux que des événemens imprévus auraient mis dansl'impossibililédetra- ^Uer, ou bien qui ne le sauraient pas; les premiers peuvent devoir leur existence à leur tra-

vail y el n'ont besoin , pour exister^ du secours (le personne; rhumanité, au contraire, impose, à tout le monde le devoir de pourvoir aux {dos pressans besoins des seconds; leur soin unique, si de préférence à tous les autres on leur donnait les places de concierge , serait d'approprier la maison ; ils pourraient aussi suivre dans Tescalier les personnes qui viendraient demander un locataire, et qui ne seraient pas connues. J'ai, à l'article Botyouriers^ indiqué quelques précautions à prendre pour se mettre à l'abri de l'atteinte des voleurs, et je ne crains pas de le répéter : si l'on joignait* un portier vigilant et spécialement occupé des devoirs de sa place , à l'emploi de ces moyens , le nombre de vols diminuerait sensiblement , et bientM il serait réduit à zéro.

Les Faiseurs-indastrielsy les chevaliers d'industrie, les escrocs, louent ordinairement dans une maison de belle apparence, un appartement meublé seulement de quelques ballots de foin et d'une caisse à jeun; cet appartement, qui n'est composé que de deux ou trois pièces, est seulement destiné à leur servir de bureau , ils n'y logent jamais; lorsqu'ils viennent louer, ils donnent au concierge 1 0 ou 20 francs , ce qui

ne manque pas de le bien disposer eo faveur des nouveaux locataires; le concierge est chargé de recevoir les lettres adressées aux Faiseurs., et ceux-ci ont sorn de ne payer leur note que lorsqu'elle se monte à 4 fr. 25 ou 8 fr. 75, et d'abandonner au concierge Tappoint d'une ou deux pièces de 5 francs; enfin, ils emploient tous les moyens propres à les faire gagner. Le portier qui gagne peu et qui n'est pas généralement estimé, est très-sensible au dondequelques pièces de 5 francs et aux bons procédés ; aussi donne-t-il d'excellens renseignemens aux négocians qui viennent lui en demander, et quelquefois, sans qu'il s'en doute, il sert de compère aux Faiseurs^indasiriels.

Les propriétaires qui, bien certainement, ne veulent pas être complices du mal que causent aa commerce le& Faiseur s- industriels ^ de-' vraient intimer à leurs concierges l'ordre formel de prendre des renseignemens positifs sur toutes les personnes qui viendraient habiter la maison dont ils sont les gardiens, et régler leurs paroles sur ce qu'ils auraient appris.

PORTE-LUCQUES, s. m. — Portefeuille.

PORTE-MINCE, s. m. —Portefeuille.

PORTE-TREFFLÊ, s.— Culolle, pantalon.

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