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laquelle ils ont assommé plusieurs agens de police.
SABOULER, V. a. — Décrotter.
SABOULEUR-EUSE, s. — Décrotteur, décrotteuse.
SABOULEUX. — Ancien sujet du grand Goësré, qui se mettait un morceau de savon dans la bouche pour simuler celui qui est attaqué d'épilepsie; on les nomme aujourd'hui Batteurs de dig-^dig.
SABRÉE , 8. f. — Aune.
SABRI , s. — Forêt , bois.
* SABRIEUX, s. m. — Voleur des bois.
^ SACRÉ, s. m. — Sergent d'armes , archer du moyen-âge.
SACRISTAIN 9 s, m. — Mari ou amantd'ane Alacquecée,
SALADE, s. m. — Péle-méle.
SALADE ( Du rôti et de là ). — Fouetté et marqué.
* SALBLENANT, s. m. — Cordonnier.
* SALIR , V. a. — Vendre des objets volés. SALIVERNE, s. f- — Salade.
SANG DE POISSON , s. f. — Huile.
SANGLIER , s. m. — Prôtre.
SANS-BOUT, s. m. — Cerceau.
SANS GAMELOTTE ou SOLLICEUR DE ZIF. — Quelqu'un sonne à la porte d^une bonne ménagère ; la servante s'empresse d'aller ouvrir , et introduit auprès de sa maltresse un Monsieur très-bien couvert ^ qui ne cesse de s'incliner que lorsqu'on l'a prié de s'asseoir, et qui témoigne le désir d'entretenir sans témoin le matire ou la maltresse de la maison. La ménagère fait un signe à la servante qui sort aussiLôt ; et le Monsieur , après avoir pris la peine de regarder si la porte est bien fermée , s'exprime en ces termes :
« Il n'y a pas , dans un ménage bien organisé , de petites économies ; c'est pour cela , Madame, que j'ai osé prendre la liberté de venir vous proposer le nouveau produit d'une febrique hollandaise destiné à remplacer trèsavantageusement le sucre , et qui peut être livré à un prix excessivement modéré. Les fondateurs de la fabrique hollandaise dont j'ai l'honneur de vous parler ont trouvé les moyens d'épurer, par la vapeur, les résidus de sucre de canne et de betterave qui , jusqu'à ce jour , n'avaient pas été utilement employés , et d'en extraire une composition aussi blanche, aussi dure que le plus beau sucre royal , et qui pos-
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sède louies ses propriétés. Voici , du resce , un échantillon Aete ncMiTmu produit , auquel on a donné le nom de zj^, mot grec qui signifie parrait. Cet échantillon, je l'espère, vous proo* vera mieux que tout les discours possibles la mérité de ce que j*ai eu T honneur de vous dire. >
Le fripon, en achevant cette première partie de son discours, tire un petit paquet de sa poche, et remet à la dame qui , depuis un quartd'heure , l'écoute avec la pins sérieuse attention, un morceau de sucre royal.
« Mais c'est du sucre, Monsieur, dit la dame.
— Du tout , Madame , c'est du tf^, composition extraite: des résidus de sucre de canne et de bcftterave épurés par la vapeur , destinée à remplacer avantageusement le sucre royal première qualité , et qui peut être livré à un prii excessivemeni modéré. »
La dame ne peut se lasser d'examiner le 2^; elle admire son éclat , sa blancheur. Enfin , elle se détermine à appeler son mari, qui arrive le menton savonné et le rasoir à la main.
• Qu'est-ce que cela , dit-elle? — Eh ! parbleu , c'est du sucre, répond le mari. — Non , mon ami , c'est du t^. — Du té/\ ajoute le mari , et à quoi cela sert^il ? > ici le SoUicem
reooauneDce son boniment» que ie mari écoute les yeux fixes et la bouche béante.
« Que de choses l'on fait avec la vapeur, ditil ; ei combien vendez-^vouA ce Zif? — Quatorze sous la livre. — Mais il faut en prendre une certaine quantité , Poupoule , peut-'ètre que plus tard nous ne pourrons pas nous en procurer au môme prix.
— Un instant. Monsieur, dit la dame, qui est douée d'une grande perspicacité , et qui veut connaître par Texpérience les propriétés de ce que son mari est déjà déterminé à acheter; vous êtes bien pressé de terminer, Xeuf^B Monsieur est très-blanc et très-dur, mais siu^re-t-il? voilà le point capital. »
Cette observation lumineuse impose silence au mari , qui se contente de répéter les dernières paroles de sa chaste moitié, ie a^'sucre-t-il?
1 J'ai déjà eu Thonneur de vous le dire, répond leSoIiîceury le ^^/est destiné à remplacer avantàgeusenpient le çucre royal première qualité; et, si je ne me trompe, la première qualité de ce sucre est de sucrer ; si madame veut bien avoir Textréme complaisance de faire venir un verre d'eau nous y mettrons un morceau de zi/\ et si madame n'est pas satisfaite de T^pé-
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rieDceJeeon$en8 à perdre tout ce que MadaDio voudra, y
Une proposition aussi raisonnable ne peut être refusée , la servante apporte un verre d^ea» dans lequel la dame met un morceau de zj/'.
• Le 2// sucre, dit-elle après avoir bu , mais cependant pas autant que le sucre.
— Vous m'étonnez ^ Madame , jamais avant vous on ne s'était plaint de mon 2//I
— Mon cher Poulot, dit la dame à Toreillede son mari, le v/'sucre parfaitement, ce que j'en dis n'est que pour Tavoir à douze sols la livre. Quoique votre zi/ne vaille pas à beaucoup prés le sucre de seconde qualité, continue ta dame en s'adressanl au Solliceur^ je veux bien cependant en prendre quelques pains, à la condition que vous me le laisserez à douze sols.
— Vous ne voulez rien me laisser gagner, Madame, cependant comme c'est la première affaire que j'ai l'honneur de faire avec vous, je ne veux pas vous refuser. Si avec votre 2//* vous voulez que je vous envoie des cafés Bourbon et Martinique fins verts, première qualité, je suis mieux que tout autre en mesure de vous satisfaire ; le SoUiceur montre alors des échantillons de cafés de qualités supérieures, qu'il ne vend pas, maisqu'il donne.