VOY
reste au posle qu'il s'estassignéjusc|u*à ce qu'il avise un voyageur doué d'une physionomie convenable , el porteur d'un sac qui paraisse lourd et bien garni. Lorsqu'il a trouvé ce qu'il cherchait, le voleur s'approche. Tout le monde sait que rien n'est plus facile que de lier conversation sur la grande route. < Eh bien ! camarade, dit-il au pauvre diable qui chemine vers la capitale, courbé sous le poids de son havresac, vous allez à Paris, sans doute. — Oui^ monsieur, répond le voyageur. — Il esl, dit-on, bien facile d'y faire fortune, aussi je faiscomm<? vous. Connaissez-vous Paris? — Ma foi non, je n'y suis jamais venu. — Absolumenl comme moi, je ne connais ni la ville ni ses habiuns; aussi, comme il n'est pas très-agréable de vivre tout-à fait seul, nous nous logerons dans le même hôtel. » Cette proposition, faite par un étranger, ne surprend pas un étranger, aussi, elle est ordinairement acceptée avec empresseinent. Les deux nouveaux camarades s arrêtent au premier cabaret qui se trouve sur leur chemin , boivent une bouteille de vin , que le voleur veut absolument payer, et continuent i marcher de compagnie. « Vous avez un sac qui parait diablement lourd, dit le voleur.— U