‹ Les voleursChapitre 29 sur 208 · CAGOUX , ARCHI-SUPPOT DE L'ARGOT · texte numérisé non relu

CAGOUX , ARCHI-SUPPOT DE L'ARGOT

— S'il faut croire les historiens du temps, et particulièrement Sauvai, le royaume argotique était mieux organisé que beaucoup d'autres , car le grand Coësré n'accordait les dignités de l'empire qu'à ceux de ses sujets qui s'en étaient montrés dignes , soit par leurs capacités , soit par les services qu'ils avaient rendus ; aussi n'était-ce que très-difficilement que les argotiers obtenaient le titre de Cagouxy o\x^ ArcfU'Suppét de V Argot.

Les CVz^fi^ étaient , pour la plupart, des écoliers chassés des divers collèges de Paris, des moines qui avaient jeté le froc aux orties , et des prêtres débauchés* Le nom de Cagoax vient probablement de la cagoule, espèée de capuchon adapté à leur juste-au-corps , et dont ils avaient l'habitude de secouvrir la tète lorsqu'ils ne voulaient pas être connus.

Les Cagoux se faisaient passer poiir deé personnes de condition ruinées par quelque malheur. imprévu , et leur éloquence leur donnait les moyeM d'extorquer aox bonnes âmes des aumônes quelquefois considérables.

Les Cagousù étaient chargés , pial* le ^ grand Coësré, de la conduite des novices, aUi^uels

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ils devaient apprendre le langage argotique et les diverses ruses du métier d'argotier.

Ce n'était qu'après un noviciat de quelques semaines , durant lesquelles il était rudement battu , afin que son corps se flt aux coups , que ie novice élait admis à fournir aux argotiers réunis sous la présidence de leur monarque, le premier des deux chefs-d'œuvre qui devaient lui valoir Taccolade fraternelle ; à cet effet , une longue corde, à laquelle étaient attachées une bourse et une multitude de petites eiocfaettes , descendait du plafond d'une vaste salle ; le novice, les yeux bandés, et se tenant sçuiement surunejaimbe, devait tourner, autour de la corde ^ couper la bourse, sans que les clo-* cheiles tintassent ; s'il réussissait, il était admis à feire le second chef-d'œuvre; dans le cas contraire , il était roué de coups et remis aux Ca^47{u: jusqn'àce qu'il fât devenu plus adroit. Le lendemain les Cagoax accompagnaient dans un lieu de réunion publique celui qui était sorti victorieux de la première épreuve , et lorsqu'ils avaient avisé un bourgeois portant, sui- ^nt la coutume du temps, sabourse suspendue À sa ceinture, ils lui ordonnaient d'aller la couper; puis, s'adressant à ceux qui se trou-^

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vaient là : Voilà, disaienUls , un homme qui va voler la bourse de ee bourgeois » ce qui avait lieu eH effet. Le pauvre novice alora était encore battu , non^aeuleaient par les speciateurs dé^ntéfeaaés, mais encore par sea compagnons, qui, cependant, trouvaient le moyen de protégé sa fuite lorsqu'à la feveur du tumulte qu^Us avaient &it nattre, ils avaieni &it une ample moiaaen dana les poches des bons hiabitana de Fans. (Voir )e preaiîer volume de l^exeeUent reipan de Victor Hugo, Noire* Dame de Paris. )

CAILLÉ, s. m. — Poisson.

GALÈ6B, s. f. -T- Quoiqu'on ne rencontre pas la Calège sur la voie publique, elle n*est pas cependant une femme honnête ; ses appas sent la marchandise qu^eUe dâute, mais elle vend tvèsKîher ee que b Panante et la Dossière (voir œs mpts ) , livrent à un prix modéré ; sa toiletta est plus fraîche , sea manières plus pelies, mais ses meeiurs sont les mômes; la Panante dansp le chahiità la Geurtille; la Calège dan80 le cancan au bal Musaid; Tune boit dv vin à quinae et se grise \ Tautre boit du Champagne et s'enivre ; la première a pour amant un Cambrialleuron unJRoatatieri l'amant

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