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de la seconde est faiseur ou escroc, f 1 ne faut pas juger sur l'étiquette du sac.
^GALLOTS, s. m.— Sujets du grand Coêsré, qui aUaiettC mendiant par les rues de l'ancien Paris; ilsfeigiiaientd'ttrejrécemnient guéris de la teigne, et de venir de Sainto-Reine. « Sainte- « Chapelle où toutes lesaiinéésîl^s'opérait, dit
■ FéUbien, un grand nombre de guérisonsvrai-
■ ment miraculeusesi. »
CALOQVÉ, s. m. ^ Chapeau.
CALOTS, s. m. — Coquilles de noix ; au singulier, dé à coudre.
CALVIGME, s. f. — Vigne.
CALVIN, s. m . — Raisin.
CAMBRIOLLE, s. f. — Chambre.
CAHBRIOLLEUR-EUSE, s. — On reconnaît un soldat, même lorsque qu'il a quitté Tuniforme pour endosser l'habit bourgeois, on peut se mettre i sa fenêtre, regarder ceux qui passent dans la rue et dire, sans craindre de se tromper , celui-ci est un tailleur, cet autre est un cord(mnier ; il y a dans les habitudes du corps de chaque homme un certain je ne sais quoi qui décèle la profession qu'il exerce, et que seulement ceux qui ne savent pas voir ce qui frappe les yeux de tout le monde
ne peuvent pas saisir ; eh bien , si Ton voulait s'en donner la peine, il ne serait guère pluisdif* ficile de reconnaître un voleur qu'un soldat , un tailleur ou un cordonnier. Gomme il £iut que ce livre soit pour les honnêtes gens le fil d'Ariane destiné à les conduire à travers les sinuosités du labyrinthe, j'indique les diagnostics propres à faire reconnaître chaque genre ; si après cela ceux auxquels il est destiné ne savent pas se conduire, tant pis pour eux.
Les Cambriollears senties voleurs de chambre soit à Taide de fausses clés soit à l'aide d'effraction. Ce sont pour la plupart des hommes jeunes encore, presque toujours ils sont proprement vêtus, mais quel que soit le costume qu'ils aient adopté, que ce soit celui d'un ouvrier ou celui d'un dandy, le bout de l'oreille perce toujours. Les couleurs voyantes, rouge, bleu ou jaune, sont celles qu'ils affectionnent le plus; ils auront de petits anneaux d'or aux oreilles; des colliers en cheveux, trophées d'amour dont ils aimeront à se parer; s'ils portent des gants ils seront d'une qualité inférieure; si d'aventure l'un d'eux ne se fait pas remarquer par l'ctrangeté de son costume il y aura dans ses manières quelque chose de contraint
qui ne se remarque pas dans l*hoiinéte homme ; ce ne sera point de la timidité, ce sera une gène» résultat de l'appréhension de se trahir • Ces diverses observations ne sont pas propres seule-^ ment ^nxCambriolleurs y elles peuvent s' af^li^ quer à tous les membres de la grande famille des trompeurs. Les escrocs, les faiseurs, les chevaliers d'industrie , sont les seuls qui se soient fait un front qui ne rougit jamais.
LesC^a^^/rV^/A^ar^travaillentrarementseuls; lorsqu'ils préméditent un coup, ils s'introdui* sent trois ou quatre dans une maison, et montent sucessivement; l'un d'eux frappe aux portes, si personne ne répond, c'est bon sigue, et Ton se dispose à opérer; aussitôt, pour se mettre en garde contre toute surprise , pendant que l'un dos associés fait sauter la gâche ou jouer le rossignol, un autre va se poster à l'étage supérieur, et un troisième à l'étage audessous.
Lorsque l'affaire est donnée ou nourrie, Tun des voleurs se charge de Jiler (suivre) la personne qui doit être volée , dans la crainte qu'un oubli ne la force à revenir au logis; s'il en est ainsi , celui qui est chargé de cette mission la devance, et vient prévenir ses camarades,
qui pcuvenl alors s*évader aTanl le retour du
méuere.
Si, tandis que les CambnoUewn travaillent, quelqu'un monteou descend, et qu'il désire savoir ce que font dans l'escalier ces individus qu'il ne connaît pas , on lui d^nande un nom en l'air : une blanchisseuse , une sage-femme , une garde malade; <faB8 ce cas , le voleur interrogé balbutie plutAC qu'il ne parie , il ne regarde pas l'interrogateur , et empressé de lui livrer le passage , il se range contre la muraille , et tourne le dos à la rampe.
Si les voleurs savent que le portier est vigilant , et s'ils présument que le vol consommé ils auront de gros paquets à sortir, l'un d'eux entre tenant un paquet sous le bras ; ce paquet, comme on le pense bien , ne contieni que du foin , qui est remplacé , lorsqu'il s'agit de sortir, par les objets volés.
Quelques Cambriollears se font accompagner, dans leurs expéditions , par des femmes portant une botte ou un panier de blanchisseuse, dans.lesquels les objets volés peuvent être facilement déposés; la présence d'une femme sortant d'une maison, et surtout d'une maison ^ns portier, avec un semblable attirail, est
donc une circonstance qu'il est important de remarquer, si, surtout, l'on croit voir cette femme pour la première fois^
Il y a aussi les Cambriolleurs à lajlan (voleurs de chambre au hasard ) qui s'introduisent dans une maison sans auparavant avoir jeté leur dévolu; ces improvisateurs ne sont sûrs de rien , ils vont de porte en porte, où il y a ils prennent, où il n'y a rien, le voleur, comme le roi, perd ses droits. Le métier de Cambriolleur à la Jlan, qui n'est exercé que par ceux qui débutent dans la carrière, est trèspérilleux et très-peu lucratif.
Les voleurs ont des habitudes qu'ils conservent durant tout le temps de leur exercice ; a une époque déjà éloignée , ils se faisaient tous chausser chez une cordonnière que l'on nommait la mère Rousselle, et qui demeurait rue de la Vannerie ; à la même époque. Graves , rue delà Verrerie, et Tormel , rue Gulture-Sainte- Catherine, étaient les seuls tailleurs qui eussent le privilège d'habiller ces messieurs. Le contact a corrompu les deux tailleurs, pères et fils sont à la fin devenus voleurs , et ont été condamnés; la cordonnière, du moins je le pense , a été plus ferme ; mais , quoiqu'il en
soit, sa réputation était si. bien, faite et ses chaussures si remarquables, que lorsqu'un individu était arrêté et conduit à M^ Limodîn, interrogateur, il était sans miséricorde envoyé à Bicêtre si pour son malheur il portait des souliers sortis des magasins de la mère Rousselle. Une semblable mesure était arbitraire sans doute, mais cependant Texpérience avait prouvé son utilité.
Les voleuses^ de leur côté , avaient pour cou^ turière une certaine femme nommée Mulot ] elle seule , disaient-elles , savait avantager la taille, et faire su ries coutures ce qu'elles nom* maient des nervures.
Les nuances, aujourd'hui, ne sont peutêtre pas aussi tranchées; mais cependant, si un voleur en renom adopte un costume, tous les auires cherchent à limiter.
Je me suis un peu éloigné des Cam^nolieurs, auxquels je me hâte de revenir; ces messieurs, avant de tenter une entreprise, savent prendre toutes les précautions propres à en assurer le succès ; ils connaissent les habitudes de la per^ sonne qui habite l'appartement qu'ils veulent dévaliser; ils savent quand elle sera absente, ei si chez elle il v 5» du butin à &ire.