CAS— CHA
CASSER, V. a. — Couper.
CASTUC, 8. f.— Prison.
CASTUS, s. m.— Hôpital.
CAVALER (Se), v. p.— S'enfuir.
CAVE, s. f.— Dupe.
CAYER, s. m. — Poisson.
"" CAYMAN , s. m. —Mendiant.
CERCLE, s. m. — Argent.
CERCLÉ , s. m. — Tonneau.
CENTRE A L'ESTORGUE, s. m. — Sobriquet, faux nom.
CENTRE, s. m. — Nom propre.
CERF-VOLANT , s. f. — Femme qui dépouille les petits enfans dans une ailée ou dans un lieu écarté.
* CERT DE CHARRUE , s. m. — Quart d*écu.
CHAHUTER, v. a. — Faire tapage pour s'amuser.
CHAHUTEUR-EDSE , s. — Tapageur , tapageuse.
CHANOINE-ESSE, s. — Rentier, rentière.
CHANTER (Faire), v. a. —( Voir ci-après Chanteur. )
CHANTEUR, s. m. — Celui qui failcontri-
CHA 6i
buer un individu en le menaçant de mettre le public ou l'autorité dans la contidence de sa turpitude. Ce serait une entreprise pour ainsi dire inexécutable que dévoiler tous les chan' tages, et seulement esquisser la physiologie de tous les Chanteurs. Après avoir parlé des journalistes qui exploitent les artistes dramatiques, auxquels ils accordent ou refusent des talens suivant que le chiffre de leurs abonnemens est plus ou moins élevé ; ceux qui vous menacent, si vous ne leur donnez pas une certaine somme, d'imprimer dans leur feuille une notice biographique sur vous, votre père, votre mère ou votre sœur, qui vous offrent à un prix raisonnable l'oraison funé^Nre de celui de vos grands parens qui vient de rendre l'ame; du vaudevilliste qui a des flons-flons pour tous les anniversaires; du poète qui a des dithyrambes pour toutes les naissances et des élégies pour tous les morts , il en resterait encore beaucoup d'autres, Chanteurs par occasion sinon par métier; et parmi ces derniers il faudrait ranger ceux qui vendent leur silence ou leur témoignage, l'honneur de la femme qu'ils ont séduite, une lettre tombée par hasard entre leurs mains et mille autres encore ; mais comme il
62 CUA
n'y a pas (k loi qui punisse le (wrim adroijt, 1^ calomnialeur, leifiolatourdalafoi ju9é«; comiDO tons ceux dont J6 viens de parler sont da tre^ hûWHéies gens, je ne mii^l p«9 m'oeiaup^ d'eut.
Les bornes 4e ^eet ouvrage ne me permeUent de parler que des individus ^ue les vtide^dii Code P^al atteignent \ si jamaid^ ce qu'à Dieu ne plaise , je me détermine k éorire le reouf»! des ruses de Cous, les fripoosqqi puUuJent d»ns le monde, fripooe auxquels le procweurdii roidonne lamain^elqui sont salués paj^ le ^m* «issaire de polîee , <i laudra que je me résolve è écrire tm ouvrage plue votAimineui q^e. la /iwgrapAieAe%{vàaiB Michaud.
Si quek]uefois de inès4)raves gen^ ii'étaieDt pas les vîetîmes des Chantevfr$^ on poujrriaù, aaiie qu'il en réeultit un grand mal, laisser c^s deraiere exereer paisiblement leur industrie ( ear ceux qu'ils exploitent ne liraient gvère plus qu'eaiL ; ce sont de cqs bommes que les lois di^ moyen ftge , lois impitoyables il e^t vrai » wtKdamnaient au dernîier supplice; de ces boiu^ mes dont tories leeactions , toutes 1û$ pensées, «ont un outrage aux loîsi^mpreseripiiliilesde la nature ; de ces homcnes que Ton «st ft)P?0 de