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refparder comme des anomalies, si Ton ne veut pas concevoir une bien triste idée de la pauvre humanité.
Les Chanteurs ont à leur disposition de jeu«nes garçons doués d'une jolie physionomie, qoi s'en vont tourner autour de tel financier, de td noble personnage , et même de tel ma* gistrat qui ne se rappelle de ses études clas* siques que les odes d'Anaeréon à Bathylle , et les passages des Bucoliques de Virgile adressés à Alexis; si le panure mord à l'hameçon , le Jésns le mène dans un lieu propice , et lorsque le délit est bien constaté, quelquefois même lorsqu'il a déjà reçu un commencement d'exécution , arrive un agent de police d'une taille et d'une corpulence respectable : « Ah ! je « vous y prends, dit-il ; suivez-*moi chez le A commissaire de police. » Le J^sas pleure, le pécheur supplie; larmeset prières sont inutiles. Le pécheur offre de l'argent, le faux sergent de ville est incorruptible , mais le commissaire de pdice supposé n'est pas inexorable : tout s'arrange , moyennant finance , et le procès-verbal est jeté au feu.
Ce n'est point toujours de cette manière que procèdent les Ckanleurs^ c'est quelquefois le
frère du jeune homme qui remplace le sergent de ville , et son père qui joue le rôle du commissaire de police; cette dernière manière de procéder est même la plus usitée.
Beaucoup de gens , bien certains qu'ils avaient aflàire à des fripons , ont cependant financé; s'ils s'étaient plaint, les Chantevas^ il est vrai, aulraient été punis, mais la turpitude des plaignans aurait été connue : ils se turent et firent bien.
Un individu bien connu, le sieur L ,
exerce depuis très-long-temps, à Paris, le métier de Ckanieur, sans que jamais la police ait trouvé l'occasion de lui chercher noise ; ses confrères , admirateurs enthousiastes de son audace et de son adresse , l'ont surnommé le soprano des Chanteurs. Je ne pense pas cependant qu'il lui manque ce que ne possèdent pas les sopranos de la chapelle sixtine.
CHARLOT, s. m. — Bourreau.
CHARON, s. m. — Voleur^
CHARRIAGE , s. m. — Le mot charriage^ dans la langue des voleurs, est un terme générique qui signifie voler un individu en le mystifiant. Je donne "dans l'article ci-après (voir Ckarrieurs) , quelques détails sur le mode de
CHA ^ as
charriage Id plus usité : 11 sefa parlé desrautres à leur ordre respectif.
CHARRtEURS, s. m. — Les CAarriears sont en même temps voleurs et mystificateurs , et presque toujours % spéculent sur la bonhomie d'un fripon qui n^exerce le métier que par occasion ; ils vont habituellement deux de com«pagttie, Vun se nomme Y Américain^ et Tàutre le Jardinier. Le Jardinier aborde le premier indiiddu dont réxtérieur n'annonce pas une Crë»-vaste conception, et il sait fronver le moyen de lier conversdtron avec lui; tout k coup ils sont abordés par un quidam, richement vêtu, qui s^exprime difficilement en français, et qui désire être conduit, soit au Jardin du Roi , soit au Palais-Royal , soit à la plaine de.Grenelle pour y voir te peUte fous^ nllement pien chotij mais toujours à un liea trés-âoigné de Tendroit où Ton se trouve ; il offre pour payer ce léger service crue pièce d'or, quelqudbis même dent ^ il s'est adressé ^xUardiniery evcelui->ci dit à la dupe : < Puisqtie I nous sommes ensemUe,< nous partagerons i cette bonne a tfliàine; conduisons cet étranger « oA il déisire aller, celd nûus promènera, v On
ne gagne pas tous les jours dix ou vingt francs I. &
sans se donner sipeu de peine , aussi la dupe se garde bien de refuser la proposition ; les voilà partis tous les trois pour leur destination.
L'étranger est très-conimitnicatif. 11 raconte son histoire à ses deux compagnons ; il n'est que depuis peu de jours à Paris; il était au service d'un riche étranger qui est mort en arrivant en France , et qui lui a laissé beaueoup4e pièces jaunes, qui n*ont pas cours ep France» et qu'il voudrait bien changer contre des j^ièces blandies ; il donnerait volontiers une des siennes pour deux de celles qu'il désire.
La dupe trouve l'affaire exceUeate, il y a 100 p. o/"" à gagner à un pareil marché; il s'entend avec le Jardinier^ et il est convenu qu'ils duperont X Américain. « Mais, dit le Jardiluer^ les pièces d'or ne sont peut*étre pas bonnes, il faut aller les faire estimer. ' Ils font comprendre cette nécessité à l'étranger , qui. leur confie une pièce sans hésiter , et ils vont ensemble chez un changeur qui leur remet huit pièces de cinq francs en échange d'une de quarante; ils en remettent quatre à l'^m^ricain , qui parait parfaitement content , et ils tn gardent chacun deux : les bons comptes font
leslMHis amis; Taffaire est presque: conclue, X Américain étale ses rouleaux d'or, qu'il met successivement dans un petit sac fermé par un cadenas.
< Vous âvre fait estimer mon bièce d'or, ditil alors, moi fouloir aussi .savoir, si votre archent ilétrepon. »
Rien de plus juste , dit \à Jardinier. \^ Américain ramasse toutes les pièces de cinq francs à^àpantre, et sort accompagné du Jardinier^ soi-disant pour aller les faire estimer. Il va sans dire qu'il a laissé en garantie le petit sac qui contient ses rouleaux d'or.
Le JiiRf?/^ est tout a fait tranquille; il attend paisiblement dans la salle du ^ marchand de -vins, chez lequel Jls^est laissé entraîner, qu'il plaise à ses deux compagnons de revenir; il attend une demi-heure, puis une heure, puis deux , puis les soupçons commencent à lui venir, il ouvre le sac dans lequel au lieu de rouleaux de pièces d'or, il ne trouve que des rouleaux de monnaie de billon.
CHÂRRIEUR A LA MÉGANIQUE.— Voleur qui, avec le mouchoir, attrape unpassant par le col, le porte ainsi sur les épaules pendant qu'un camarade s'occupe à le dévaliser de manièrei le
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laisser quelquefois nu ei sttia vie sur h route. Lorsque te panti^e est laort , ce qui arrive quelquefois, les Ckaniean à la mécanique jettent le cadavre dans le canal ; car c'est ordinairement dans ce quartier déao't qu'ils exercent leur horrible indastrie.
* CHASSE NOBLE, s. m.— <:bas8ft-ooqui», suisse de porte.
CHASSE A L'ESTÛRGUË , s. m. --• OBU louche.
CHASSER DES RELIAIS» v. a. -^Pleurer.
CHAT,ft. m. •'"Concierge de prison.
CHATTE , s. f. — Pièce de six frajMMu Les fllles publiques sont à-peu"prèft les «eûtes qui ent de ce terme.
CHAUD-B , v. p. {&»£). -- Oui se défie , qui se tient sur ses gardes.
CHAUDELANCE, k f. -*~ €>onarrh6s.
CUAUMIR, V. a. -^Perdre.
CHEMISB DB CONSEILLER, s. m.-<^Unge
volé.
* GHENATREouCHENlI,ad.^Boo.
CHÊNE, s. Ok -^ Hoome.
CHENU RELUIT , adv. ^ Bonjour.
CHENU SORGUE, «dv. -«RMWoir.
CHER, ad.— Rude.
CHË eo
CHER , ad. •— Haut , élevé.
CHÊRANCE, s. f. -livrasse.
CHfiVAL D£ RETOUR, ê. in.*--G6lwqur ee( €èttd«nt âu Imipàe pour la deauènle fois.
CHEVALIER D'OIIMJSTRIE , a. m. — Les 4hovafieffBd'iodvurtriay ^tteUesquaaoiaQt d'aîK loiirBlMquaUtéaqtt'îlapoaaàdeiit, n'ont paainardbé avee toaièdoi t la aoni reatéa statiomiaires aa aiHidi des thangèmeiia quî s'apéraieBt anloor û'mMif je craÎB ibôao qtà'Us ont raoulé au liea d'ftuâiloen car j'ai beau regarder autour deinoi, ^ bar eooDiàais {^s, parmi les illustrations com^ ien^ralnea, les dîgaes sueeeaseurs des Caj^îoatre» des comte de Saint-^rmai* , des Casanova » des chevalier die la Mgriîère , et de ceAt autres doht les noibs m'échafjfieiit.
OaS. messieurs de l'aMieii régime âateat ^e4ir la plupart des cadets de famille , mouar quetaines, ehevau^Iégers^u nbevalîars de Mal«^ M^ iqui» ftvantde devenir ft'ipMk, aMtentoommMeoptt^^lredti^. Ils pertattilt la cravate^ le jabotet lesmanehettesde point de Bruxdles, riiabit osoartty te teste gorge de pigeon , la culotte n9iM| las fais deaoieUanés et les sou*tteM 4 talbtta rouges ) l'Dr et les pierreries étÂteelaient sur tente leur personae; ibétaient