PRÉFACE. XV
Voici maintenaat une note trouvée daos les papiers de Tun des complices de Saliambier, chauffeur des provinces du nord , exécuté à Bruges il y a déjà plusieurs années.
« Un suage à maquiller la sorgue dans la toile du ratichon du pacquelin', on peut enqoiller par la venterne de la cambrioile de la larbinequi n'y pioncequelpoique, elle roupille dans le pieu du raze , on peut les pésigner et les tourtouser en leur honnissant qu'ils seront escarpés s'il y a du criblage , on peut aussi leur faire remoucher les bayafes : alors le taffetas les fera dévider et tortiller la planque où est le carie ; le vioque a des flaculs pleins de
^ Un chauffage à faire la nuit dans la maison du curé du pays ; on peut entrer par la fenélre de la chambre de la serrante qui n*y couche jamais , elle dort dans le lit du prêtre ; on peut les prendre et les lier en leur disant qu'ils seront assassinés s'ils crient, la peur alors les fera parler et les engagera à indiquer l'endroit où ils cachent] leur argent ; le vieux a des sacs pleins d'argent; s'il le nie, il faut lui brûler les pieds.
xvj PRÉFACE.
bille ; s'il va à Niort, il faut lui Viflauder les paturons. »
La lettre suivante peut servir de réponse a cette note.
i Nous voulons bien maquiller le suage de ton rochet % Touvrage nous parait bon; mais nous ne pouvons le maquiller qu'à la condition de tout connir : il n'y a que les refroidis qui ne rapliquent nibergue, en goupinant de cette sorte les parains seront estourbis; il sera donc impossible de jamais être marons. Si tu consens à nous laisser rebâtir le ratichon et sa larbine, nous irons pioncer dans le sabri du rupin de ton villois » à cinquante paturons de la chique de la daronne du mec des mecs ; nous ne vou - Ions enquiller chez aucun tapissier , c'est se mettre sur les fonds du baptême : voilà notre dernier mot. Nous attendons ta salade. »
* Nous Toulous bien faire le cbaulTagc de tou prêtre , l'affaire nous parait bonne; ma^is noBs ne poufona l'entre-
PRÉFACE!:. xvij
Le langage des voleurs sait aussi se plier aux exigences de la poésie; cette poésie, il est vrai , ne se fait remarquer ni par une extrême élégance , ni par la richesse de ses rimes ; mais en revanche elle ne manque ni d'énergie ni d'originalité.
GHAWSOir MORAIiS.
Un jour à la Croix- Rouge , Noua étions dix à douze , Tous pègres de renom ' ; Nous attendions la sorgue ' Voulant poisser des bogues ^ Pour faire du billon^.
piendre qu'à la condition de tout tuer : ii n'y a que les moi-u -qui ne parlent pas. £n procédant de cette sorte , et les lémoins morts , il sera impossible que jamais nous soyons inquiétés. Si lu consens k nous laisser tuer la prêtre et sa servante nous irons coucber dans le bois du seigneur de ton village, à cinquante pas de l'église de la vierge Marie ; nous ne voulons entrer, dans aucune auberge , c'est le moyen de se mettre dans l'embarras : voilà notre dernier mot. Nous attendons ta réponse.
1 Tous voleurs de renom.
> Nous attendions la nuit.
' Voulant voler des montres.
* Pour fiiire de l'argent.
xviij PRÉFACE.
Partage ou non partage.
Tout est à notre usage , N'épargnons le poitoii * ; Poissons avec adresse ^ Mézières et gonzesses -^ Sans faire de regoul 4.
Dessus le pont au Ghaiigt* Certain agent de change Se criblait au charon ^ , J'engantais sa tocquante *', Ses attaches brillantes 7 Avec ses biliemonts ".
Quand douze plombes crossent ^, Les pègres '"^ s'en retournent
N'épargDMis rien, yolon» avec adresse.
Hommeft et fiemmes.
Sans noiM lai9ser prendra.
Crîaii au voleur.
Je volais sa montre.
Ses boucles de diamans.
Ainsi que son argent.
Quand minuit sonnent.
PRÉi«ACE.
Au tapis de liontron '.
MoDtron ouvres ta lourde'', Si tu veux que j'aboole ' Et pionce en ton bocs^n K
Montron drogue à sa lfi|^e^ , BoDnis-moi donc girofle ^ Qui sont ces p^res^Ià 7 ?
Des grinchisseurs de iMg«e9 ', Esquinteurs de bouVWMts^* Les oonnobres-tu paa "^ ?
Eh vite, ma culbute ", Quand je vois mon aflure ''
* Montron, marchand de vin»; tavérnier ofiex lequel h voleurs se réumssaient.
s Onvres ta porte.
* Si tu veux que j'entre.
* Et couche dans ta maison.
' Dit à sa femme.
* Dis-moi donc, mon amie.
^ Ces voleurs-là.
' Des voleurs de montres.
* Des enfonceurs de boutiques.
I* Ne les connais-tu pas.
s* Ma calotte.
*' Quand je vois du bénéfice à faire.