TON FRANGIN
Un voleur apprend à son frère et à sa sœur qu'il vient d'être arrêté.
I Frangin et Frangine > ,
I Je pésigue le pivot pour vous bonnir que mézigue vient d'être servi maron à la lègre de
main à l'église à six henres el demiei afin qu'il soit baptisé ; nous rentrerons ensuite chez moi pour bien d2ner , rire et boire du vin sans eau.
Biinne nuit ; dors sans |)eur.
Tout à loi ,
TON FaÈai:.
* Frère et Sœur,
Je prends la plume pour vous appreudie que je viens d'élre
PRÉFACE. liij
Canelle; j'avais balancé le bogue que j'avais fourliné , et je ne litrais que nibergue en valades ; mais des parains aboulés dans le burlin dn quart-d^œil m'ont remouché et ont bonni qu'ils reconobraient ma frime pour l'avoir allumée sur la placarde du fourmilion , au moment du grinchissage. Je n'ai pas coque mon centre de tafie du ravignolé; ainsi si vouzailles brodez à mézigue , il faut balancer la lazagne au centre de Jean-Louis Laurent ^ au eastuc de Ganelle.
i Le curieux a servi ma bille , mais j'ai balancé mes escraches. y
arrêté en flagrant délit à la foire de Caen ; j*avais jeté la montre que j'aTais prise, et je n'aTais rien dans mes poches ; mais des témoins "venus dans le bureau du commissaire de police, m'ont tu et ont assuré qu'ils reconnaissaient ma figure pour l'avoir Tue sur la place du marché au moment du vol. Je n'ai pas dit mon nom de peur d'éire connu comme élant en récidive, ainsi, si vous m'écrivez, il faut adresser la lettre au nom de Jean-Louis Laurent,' à la prison de Caen.
Le juge d'instruction a saisi mon argent » mais je me suis débarrassé de mes papiers.
Ud voieiir raconte ('exécution d'un camarade '.
a En enquillam daos la vergue d' Arnelle, pastiquant sur la placarde, j'ai rembroqué un abadis du raboin, en balançant mes chasses j'ai remouché la béquille et la cognade à gayei servant le trèpe pour laisser abouler une ro4ilolte farguée d'un ratichon, de chariot el de son larbin, et d'un garçon de cambrouze que j'ai reconobré pour le Petit Nantais ; il rigolait malgré le sanglier qui voulait lui faire remoucheretbécoter HariadanBarberousse. J'ai prélé loche pour entraver le boniment du garçon qu'on allait brancher, etc. , etc. »
^ En enlranl dans la ville de Rouen, et marchanl aur La place , j'ai remarqué un rassemblement du diable ; en jelanl mes regards çà el là j*ai vu In potCDce , et la gendarmerie à cheval qui faisait ranger la foule afîn de laisser approcher une charrette chargée d'un prélre, du bourreau et de son ▼alet , et d'un voleur de grande route que j'ai reconnu pour le Petit Nantais ; il riait malgré le confesseur qui \oulail lui fane regarder et embrasser un eruciBx. J'ai prdlé l'oreille pour comprendre le discours du voleui* qut Pou allait pendre , etc.