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G0E&RÉ9S.in.~-^A Ghaqiiepatqiie l'on dans rattoep Piris, on rencontrait das ruelles aales et obscures qui senaieot dû retraite à tout ce que la capitale renfermait de vagabonds, gens sans aveu , mendiaiis et voleurs. Les ha« bitans nommaient ces réduits Cours des Mi« racles » parce que ceux des nendians qui en sortaient le matin pâles et estropiée, peur aller par la ville solliciter la charité^tos bonnes âmes, se trouvaient frais et dispoe lorsque le soir ils y rentrateni.
Le premier de ces asiles , ou Cours des Mi-* racles , qui soit dtépar les auteurs quiont écrit l'histoire et la monogrti^ie de la capitale , est la rue do Sablon, dont aujourd'hui il ne reste phisrien; cette rue, qui était située près riiôtd* Dieu, fut fermée en 451 i à la requête des ad» miniatraleurs de riiôpital , < pour qu*elle ne « servit plus de retraite aux vagabonds et vo« t leurs qui y menaient une vie honteuse et « dissolue. »
Cette rue, dès Tani^Q?, servait de retinite à ces sortes de gens. Etienne, doyen de Notre-- Dame , et le chapitre de Paris, ne voulurent consentir à Tagrandissement de Thôpital, qu*à la condition expresse qu'il ne serait point (ait
déporte à la rue du Sablon, du cdtédu Petit Pont : < De peur que les voleurs qui s'y réfu-
< giaient ne se sauvassent» par cette rue, char*
< gés de leur butin, et que la maison de Dieu « ne servit d*asile à leurs 'Vols et à leurs « crimes ».
La rue de la Grande Truanderie, fut, après celle du Sablon, la plus ancienne Cour des Miracles; son nom lui vient des gueux et fripons, qu'à cette époque on nommait truandsj qui l'ont habitéeprimitivement ; la troisièmefut établie, vers Tannée 1350, dans la rue des Francfr-Bourgeois, au Marais. Ce n'est que lorsque la population des gueux eut pris un certain accroissement, qu'ils se répandirent dans les cours : du roi François, près la rue du Ponceau; Sainte-Catherine, rue de la Mortellerie; Brisset, Geotien, Saint-Guillaume, puis enfin, Cour des Miracles. Sauvai rapporte que de son temps , les rues Montmartre , de la Jusr sienne, et circonvoisines, étaient encore habir tées par des individus mal famés et de mauvaises mœurs. « La Cour des Miracles, dit*il ail- « leurs , était encore habitée par plus de cinq « cents misérables familles*, on voulut, ajoute- « t-il , détruire ce cloaque , mais les maçons
« qui commençaient leurs travaux furent bat* « tus et chassés par les gueux, et l'on ne put ft rien y faire. »
On est étonné, sans doute, de voir dans une ville comme Paris, une aussi formidable assemblée de fripons, cependant rien n'est plus concevable. La police , à cette époque , n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui, et s'il faut croire ce que rapporte Louis \ervin, avocat à Paris, dans son ouvrage publié en 1622^ intitulé : F Enfer des CMcancurs^ elle se faisait d'une singulière manière : « Les sergens, dit*il, couc rent partout pour trouver des coupables, c mais s'ils prennent des voleurs, ils les relà- < chent aussitôt que ceux-ei leur donnent de « l'argent. » Ce n'était pas seulement l'incurie de l'administration qui avait donné naissance à la formidable corporation dont le grand Goêsré était le chef, le mal avait pris naissance dans l'organisation même de l'État, et dans les événemens du temps. Jusqu'au règne de Louis XI, il n'y eut pas e<i France d'armée nationale ^ le roi aviiit les archers de sa garde et ses gentilshommes : c'était là tout ; seulement, lorsque la guerre était déclarée, les vassaux de la couronne conduisaient leur
coAtingmt m fieèooM du roi, et la câoi]^^ gM terminée, chëGiia s'en retourmit dans ses foyers; mais les serfs, ou gens de mainmorte, qui avaient acquis dans les camps une certaine expérienoe, ne se seneiaieDt pas toiqoors de retourfier sur les terres de levrs seigneurs, ou ils étaient taillables et corvéables; ils se débandaient, abandonnaient la bannière, et ceux qoi n'allaient pas se joindre aux compagnies franrches, qui, à toni prendre, n'étaient en temps de paix que des eompagnie» de brigands organisés , venaient cherdier nn asile dans Jes grandes villes, et principalement dans Paris, où ils se réunissaient aux boliémiens (^ y étaient venus en 4437, aux roautais sujets des universités, aux vagabonds, a«x filons, qu'ils ne urdaienl pas à imiter. La cerperation, par la -suite, devisl si fl>rmidable, qu'elle ent pendant un laps de temps asses long, ses fran^ chises et ses privilèges; on pouvait bien , lorsqfn'on l'avait attrapé, pendre un irmund oQ un 9MNrt«ri>^^vra,inaisunarcberdtf guet, àpied ou à cheval , nese^serait pas av^ ^sAle^ te efasfrcher dans une Cour dès Mirasles, ees lietfx étalent des asiles interdits aux proftrnes, et dont les habitans avaient une organisation pour
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wm dite sanolioMbée par la poliee du temps. lA roi des Jrgoiien ou 4e V Argots le e^ su* INrâme des Courtauds de èoaianehe , Malins gre^x^ Caponsx Narqapis^ etc., avait une part d'autorité pour le moins aussi beUe que celle du prévâk de Ptairis, part d'autorité que oe der«* nier avait été , pour ainsi dire , obligé de céder à la force.
COGNAC , s. m. — Gaidarme.
COGNADE, g. f.— Gendarmerie.
COGNE, s. m. — Gendarme.
COLIN ou COLAS , s. m. —Col.
COLLIER ou COULANT, s. f.— Cravate.
COLLÈGE, s. f.— Prison.
COLLÉGIEN-NE, s. — Prisonnier-ère.
COLLETIN, s. f.— Force.
COLOQUINTE, s. f.— Tête.
COMBERGER, v. a.— Compter.
COMBRE, s. m. — Chapeau.
COMBRIER, s. m. — Chapellier.
COMBRIEU, s. m. — Chapeau.
COVkWX^J^x 8- f^— Pièce de vingt sols.
COMMENSAL ( Yol, au ).— U est de ces vérités qui sont devenues triviales à Ibrce d'être