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répétées ; el parmi elles , il faut citer le vieuT proverbe qui dit que : Pour n'être jamais trompé, il fout se défier de tout le monde. Les exigences du proyerbe sont, comme on le voit, un peu grandes ; aussi n'est-ce que pour prouver à mes lecteurs que je n'oublie rien, qne je me détermine à parler du vol au commensal; seulement, je me bornerai à rapporter un foit récemment arrivé à Saint-Cloud.
Paris est environné d'une grande quantité de maisons bourgeoises habitées par leurs propriétaires; ces propriétaires, durant la belle saison, louent en garni les appartemens dont ils ne se servent pas, et si le locataire paie cher et exactement, si son éducation et ses manières sont celles d' un homme de bonne compagnie, il est bientôt un des commensaux de la fomille. Bon nombre de vols et d'escroqueries commis par ces hommes distingués^ devraient cependant avoir appris depuis long'-temps aux gens trop fociles, le danger des liaisons impromptu , mais quelques pièces d'or étalées à propos font oublier les mésaventures du voisin, surtout à ceux qui sont doués d'une certaine dose d'amoui^propre, qualité ou défaut assez commun par le temps qui court.
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Dans le courant du mois d'avril 1836 , un individu qui prétendaitétreun comte allemand ( ce qui au reste peut bien être vrai, car tout le monde sait que rien , en Germanie , n^est plus commun que les comtes et les barons), arriva à Saint-Cloud et prit le logement le plus confortable du meilleur hôtel de la ville ; cela fait j il visita un grand nombre d^appartemens garnis , mais aucun ne lui plaisait ; enfin il ea trouva un qui parut lui convenir : c'était celui que voulait louer un vieux propriétaire , père d'une jeune et jolie fille; le prix de location convenu , le noble étranger arrête Tappartement; il paie, suivant l'usage, un trimestre d'avance, et s'installe dans la maison.
Le comte se levait tard , déjeunait , lisait , dînait à cinq heures, il faisait quelques toui^ de jardin, puis ensuite il rentrait chez lui pour lire et méditer de nouveau ; cette conduite dura quelques jours, mais ayant par hasard rencontré dans le jardin M^^^L et sa fille, il
adressa quelques complimens è la mère, et salua respectueusement la demoiselle : la connassance était faite. Bientôt il fut au mieux avec ses hôtes, et il leur apprit ce que san6 doute ils désiraient beaucoup savoir : il était le