‹ Les voleursChapitre 47 sur 208 · COM · texte numérisé non relu

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neveu y et Tunique héritier , d*un vieillard qui, par suite de malheurs imprévus, ne possédait plus que soiiante et quelques mille francs de rente.

< On ne saurait trop faire poinr un homme i qui doit posséder une fortune aussi con- « sidérable, se dit un jour M. L... , monsieur f le eomie est toujours seul, il ne sort presque « jamais^ il doit beaucoup s'ennuyer; tâchons I de le distraire. » Cette belle résolution une fois prise, M. L... invita is comte i nm grand dîner offert à un ancien marchand d'écos re* tiré , qui avait conservé les traditions de son métier , et qui savait mieux que personne ce que peut rapporter unécu dépensé à propos. Pette réunion fut suivie de plusieurs autres , et bientôt le comte , grftce à ses manières em-pressées , à son extrême politelse , devint Tin* ti«6 amî4s son propriétaire. Le comte avait dit qu'il attendait son oncle, et des lettres qu'il re* oevait journellement de Francfort , annon-r çaîent i'arrrvée prochaine de ce dernier ; Tonde priait son neveu de lui envoyer ta nieiUeure dorsieuae qu'il pourrait trouver» de lui choisir un logement, ete. Co^me on le pense bien, le gîte de Tonele fut ehoisi dans la maison de

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M. L , l'époque de ton armée étant

piH>chaîiie* Le comte » sur ces entrefaites , de-^ oiaiide lajeuoe personne es mariag^e, les parens sont enehaniés, et la jeune fille paiti^ leur ne irissement..

M. R***^ Vmti de laAunille^ est mis dans la c^onfidenee; le eomte lut dera^nde^des conseils, et parle d^acheter des dî^mans qu'il destine à sa future ) mais comme^il ne connaît persoans à Paris, il craint d'être trompé^ M. R^^^ conduit lui-même le comte chez uot bijoutier de ses amis, auquel il le recommande. Un. comte présenté par M. R"^*^, qui a été payeur de rentes trente-six à quarante ans , et qui doit certainement connaître les hommes, devait inspirer de laconfiance, enfin M. le comte acbettedes hou* des d'oreilles superbes, qu'il remet & sa jNrétendue; il fait tant et si bien, qu'il obtient pour 16 à 18,000 fr. de diamans sans argent j le bijoutier, quicroyaitvoir dansM. le comte Hne ancienne connaissance de M. R*^ , livra aveuglément. Mais il fallait reprendre les boucles d'oreilles données à la prétendue. Le eomte dît à k demoiselle : « 11 me semble que A les b6uck3S d'ùmilles qu'on vous a remises i ne sont pas aussi belles , k beaucoup près ,

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