DAR— DET
DARONNE DU DARDANT , s. f. — Vénus.
DÉBAGLER , v. a Ouvrir.
DÉBINAGE, s. f. — Médisance, calomnie.
DÉBINER , y. a. — Médire , calomnier.
DÉBOUGLER , v. a. — Ouvrir à un prisonnier les portes de son cabanon.
DÉBOUSGAILLER, v. a. — Décrotter.
DÉBOUSGAILLEUR-EUSE, v. a. — Décrotteur, décrotteuse.
DÉBRIDER, V. a. — Ouvrir.
DÉBRIDOIR, s. f. — Glé.
DÉGADENER , v. a. — Déchaîner , ôter de la chaîne.
DÉG ARRADE , s. f. — Sortie.
DÉGARRER, v. a. — Partir , quitter les lieux où Ton se trouve.
DÉGARRER DE BELLE, v. a. — Sortir de prison sans avoir passé en jugement.
DÈGHE , s. — Dépense , déficit.
DÉGLOUER , V. a. — Dégager , retirer des effets du Mont-de^Piété.
DÉDU RAILLER, V. a. — t)éferrer.
DÉFARGUEUR-EUSE, s. Témoin àdécharge.
DÉFLEURIR LA PIGOUSE , v. a. — Voler le linge étendu sur les haies.
DEP— DÉF 95
BÉPOURÂILLER, V. a. — S'enfuir , s'évader.
DÉFRIMOUSSER, v. a. —Défigurer, gâter la figure*
DÉFRUSQUER , v. a. -- Déshabiller.
DÉGÛI , s. m. — Dominos.
DELIGE, s. f. — Yoiture publique, diligence. ,^T
DÉMAQUILLER , v. a. — Défaire.
DEMI-AUNE , s. m. — Bras. \c
DEBIl-STROC , s. m. — Demi-setier.
DÉMORGANER, v. a. — Démordre , se rendre à une observation.
DEN AILLE (Saint), s. — Saint Denis.
DÉPLANQUER, V. a. — Découvrir, retirer des objets d'une cachette.
DESENTIFLAGE , s. m. — Divorce, désunion.
DESENTIFLER , v. a. — Divorcer.
DESVIERGER , v. a. — Dépuceler.
DÉTAFFER, v. a. — Aguerrir, rendre quelqu'un hardi, audacieux, entreprenant.
DÉTAROQUER, v. a. — Démarquer , enlever la marque de l'épaule, du linge.
DÉTOURNEUR-EUSE, s. m . — Voleurs dan^
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rUitémur d^ bouUqv^s. On Qf saurait» dans le commerce, prendre de trop minutieuses pré-
OfratÎQQi » Ton objectemit en imk qw la défiance est un vice , pour ma part je sui$ da T^yis du provcirbe qui dit que la méfiapM qat la mère de la sûreté ; il est encore um conaidénilion qui doit, si je ne me trompe, lever les scrupules des âmes timorées qui croiraient , ^a se tenant contimiaUemenl, sur leurs gai>de9 , blesser la susceptibilibi des individus i^ec tesqvels elles peuvent sç trouver en relation , cette considération peut être formulée en peu de mots: la loi punit le crime, mais elle ne le prévient pas; le législateur a voulu, sans doute, laisser ce soin aux particuliers. Combien , à Theure qu'il est, y a-t-il, dans les bagnes et dans les prisons^ de malheureux qui jamais n'auraient succombé', si Tincurie et la négligence n'avaient pas pris le soin d'écarter tous les obstacles qui pouvaient les embarrasser.
Ces réfleiioBs devaient naturelleaieni trouver place ieî ;iBais, pourôtreconséquent,!) (but de suite pouvoir indiquer le remède propre a combattre b nàal que l'on sigMe; voioî, au reste , les pféoaulîons qu'il but prendra pour évitor lesYois que tous |^ jours pnfOfe Im Dr-
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tourneurs et Détourneuses commettent daM fintérieur des magasins.
Ijorsqu'il se présente une femme , il &nl
examincar avec soin si , immédîatemeAt après
elle , et au môme comptoir , il n'en vient pu
une on deux autres pour faire diversion; s'il
en est ainsi , la première entrée demande tou-
jonrs des marchandises pbicées dans des rayons
élevés ; elle examine et pousse de côté la pièce
destinée à sa compagne, qui BaarduMle de son
e6té, dbserve et saisit le moment propice pour
escamoter une {Héce et la faire adroitement
passer par Touverture d'une rdbe à laquelle
sont jiMntes, sur le devant, des poches dont h
capacité peut fteilem^at contenir deux ^èces
de taffetas ou de toute] autre étoffe du même
genre, de 3& à 30 ani^s; ces robes , on le
pense bien , sont presque toujours très-am*^
pies; ainsi Pampteur excessive d'une rebe 4
poches est un diagnostic qui trompe rarement^
L'hiver le manteau de ces femmes leur sert
à exécuter la même manœuvre.
ly autres femmes ne volent que des dentelles ou malines, et quelque difficile qu'elle paraisse^ voilà cependant leur manière de pmoéder : tout en marchandant^ elles laissent, ou plutôt
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font tomber une ou deux pièces de dentelles qu'elles ramassent avec le pied et savent cachar dans leur soulier qui est un peu grand et sans cordons autour de la jambe y le bout du bas ^t coupé, ce qui forme une sorte de mitaine. Ces femmes se servent du pied avec une dextérité vraiment étonnante ; la première qui imagina ce genre de vol, que Ton nomme grinchirà la mitaine y la grande Dumiez , était douée d'une adressé extraordinaire.
Quoique ces femmes soient ordinairement vêtues avec une certaine élégance, avec de Tattention et la dé de leur individualité, il n'est pas difficile de les reconnaître ; elles prononcent soii^vent ces mots dans la conversation, eoçuez ou servez (prenez). Quelquefois aussi , si Tune d'elles remarque de l'attention de la part du commis qui la sert ou de quelqu'autre, elle prononce celui-ci : rengraciez (ne faites-rien , on regarde) ; ou bien elle affûte une sorte de crachement , cherchant à imiter celle qui aurait de la peine à expectorer.
D'autres voleuses de dentelles, voiles , foulards, etc., procèdent de la manière suivante. L'une d'elles arrive seule , et tandis qu'elle marchande, une femme d'une mise propre.
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mais quelque peu commune ^ arrive, tenant ua enfant entre ses bras; au même instant la première arrivée laisse tomber devant elle Tobjet destiné à Farrivante , celle-ci se baisse pour poser son enfant à terre , ramasse ï objet et le cache sous les jupes deTenfant, qu'elle pince instantanément ; il crie, elle le relève avec une ^nseadàoc, et sort après avoir montré un échantillon qu'on ne peut lui assortir. Ainsi, si, contre toute attente , on venait à s'apercevoir du vol qui vient d'être commis , celle qui reste n'a rien à craindre.
D'autres Ditoamemes se servent d'un car* ton à donble fond, qu'elles posent sur l'objet qu'elles convoitent, quoique cecarton paraisse toujours très-bien fermé, il peut néanmoins s'ouvrir très-facilement.
Les hommes qui exercent le métier de Dé^ ioamears sont beaucoup plus faciles à reconnaître que les femmes, quoiqu'ilsagissent d'une maDÎère à-peu-près semblable. Beaucoup disent qu'ils viennent acheter pour une dame très-difficile , mais très-souvent ils travcdllerU de complicité avec une femme. Bon nombre de voleurs sont vêtus à la mode des gens de province, ou en marchands forains. Les Dé-
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ioameases les plus adroites sont évîdetiinneRt celles qui ont été surnommées Enqvilleases , elles savent placer à nu entre leurs cuisses une pièce d'étoffe de vingt à vingt-cinq aunes, et marcher sans la laisser tomber et sans paraître embarrassées , si ce n'est pour monter ou descendre u n escalier.
Il faut être bien convainca que les voleurs que je viens de faille connaître ont eontiniiellement les yeux attachés sur la proie qa^îls convoitent, et qu'ils ne laissent pas échapper Foccasion lorsqu'elle se présente ou qu'ils l'ont fait naître ; on ne saurait donc exercer sur tous ceux qui se présentent dans un magasin, une trop grande surveillance. Il ne faul pas non plus se laisser éblouir par une mise recher* chée, voire mème^par un équipage : les voleurs savent se procurer tous les moyens d'exécation qui leur paraissent nécessaires ; un excellent ton n'indique pas toujours un homme comme il feut, donc examinez comme les autres, ei peut-être plus que les autres , cehjî qui se ferait remarquer par l'excellence de ses ma** niéres.
Lorsqu'ils auront conçu quelques soupçons sur un acheteur, le maître de la maison et
llnspecleur devront dire assez haut pour être entendus : Donnezrla sur- les targues, ou bien : Allumez la IMronne et le Momacque, si ce sont des femmes du genre de celles qui ont été signalées.
Remouchâz le Rupin et la^Rupine^ si ce sont des hpniines ou des femmes vêtus avec élégance.
B^ride% les chasses sur lès Cambroaùers , » cetiK que Ton soupçonne ressemblent à des marchands forains ou gens de la campagne.
Où peut même, loveque l'on soupçonne les personnes qui sont à un comptoir , venir dire au commis ohargé de les servir : Monsieur, avezvous fait les factures de-M. Détoumeur el de ^^\ Enqmlleuse , cela suffira ; et si les soup» 9^$ étaient fondée, les voleurs se retireront P^ae toujours après avoir acheté. La mise . ^n pratique de ces conseils» qui sont dictai par i^ne 'Vieille etpérience, ne peut manquer de ^ ppoover lem^sagesseé
11 y a parmi les J^étoun^eurs denombresseï variétés , entrelesquciles il faut distingueroeux qui ont été surnommés les. liéntuh.'toiU^ermf Q^ voleurs Mut presque toujours; vâtua avee élégance , ils |)ort^ni de$ luneitês-fr vcriies^de
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couleur , du plus bas numéro possible , afin de liasser pour myopes.
Ils se présentent chez un marchand de diamans et de perles fines, et demandent à voir de petits diamans ou de petites perles. Ces pierres sont ordinairement conservées sur papier ; le marchand leur présente ce qu'ils demandent ; comme ils sont myopes ils examinent la carte de très-près et savent , avec leur langue, enlever une certaine quantité de perles ou de diamans qu'ils conservent daas la bouche sans paraître gênés: ces voleurs sont rarement pris, et gagnent beaucoup.
Après les Avale tout cru ^ viennent les Autnémers ^ ces derniers, comme ceux dont je viens de parler , sont toujours vêtus avec élégance ; ils entrent dans la boutique d'un joaillier, et demandent des bijoux que le marchand s'empresse de leur présenter ; tandis qu'ils les examinent, un mendiant ouvre la porte du magasin, et demande la caristade d'une voix lamentable , YAumémer^ généreux comme un grand seigneur , jette une pièce de monnaie , le mendiant se baisse, et avec elle il ramasse soit une bague , soit une épin^^e de prix que VAu' ménier^ fait tomber à terre. VAuménier^
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retire après avoir acheté quelque bagat#He ; mais 81 avant son départ le marchand s'est aperçu du vol qui a été commis à son pr^udice, il insiste pour être fouillé, et ne sort que lorsque le marchand croît avoir acquis les |M^uves de son innocence.
DÉYIDAGE » s. m. — Long discours.
DÉYIDAGE A L'ESTORGUE, s. f.— Accusation.
DÉVIDER , DÉVIDER A L'ESTORGUE , y. a. — Parler long-temps , mentir.
DÊVIDEUR-BUSB , s. — Gauseur-eose.
DIGUE-DIGUE , s. f. — Attaque d'épylep^ sic.
DIJONNIER , s. m. — Moutardier.
: DIMASINE , s. r. — Chemisette.
DINGUER , v. a. — Tomber. i
DOMINOS, s. f. — Dents.
DONNER (Se la), v. pr. — S'enfuir, s'évader.
DONNER DE L'AIR (Se), v.pr. S'enAiir, s'évader.
DORANCHER , v a. — Dorer.
DOSSIÈRE , s. f. — Fille publique du dernier étage.
DOSSIÈRE DE SATTE , s. f. — Chaise.