‹ Les voleursChapitre 69 sur 208 · GRA · texte numérisé non relu

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teujoiirs, était ceHe qu'ils désiraient ; dans le ca8 contraire, comme ils ne doutaient» disaientils, ni sa bonne volonté , ni de son obligeance, ils le priaient de leur trouver , à quel que prix que ce fût, un richard disposé à traita avec eux , et sur lequel on pât compter. C'était une manière adroite de lui faire entendre qu'ils accepteraient toutes les conditions qui leur seraient proposées. L'espoir de faire une bonne aflbire, et surtout la vue des lingots que les fripons faisaient briller à ses yeux, ne manquaient pas de déterminer Thôtelier ; après bien des pourparlers le marché était conclu, mais les voya« geurSy soigneux de conserver les apparences d'hommes excessivement délicats, insistaient pour que le prêteur fit vérifier, par un orfèvre, le titre des lingots, celui-ci ne refusait jamais cette garantie nouvelle de sécurité ^ mais comment soumettre ces lUigots à L'essayeur sanséveiller des soupçons? l'hôtelier et les voyageurs sont très-embarrassés. « Eh parbleu , v dit l'tin de ces derniers, après quelques instansde réflexion < nous sommes embarrassés de bien peu, scions un deslingots par.le.milieu, nous ferons essayer la limaille, t Cet expédient est adopté à r unanimité; un des lingots est scié et

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lalîmaUlç recueillie dais uh papier, mais les fripofts savent substituer adroitement au paquet qui ne contient que de la limatile de cuivre , un paquet qui contient de la limaille d'or à vingt-deux carats; fort du témoignage de Tessayeur , Thôtelier livre, ses éou, et reçoit en échange cinq à six livres de cuivre qu'il serre bien précîeusemeiit , et que jamais on ne vient lui redemander.

Les Grmsscs ne laissait pas toujours de& lingots à leurs victimes , et ne procèdent pas tous de la même manière; un individu qui maintenant porte Tépée et les épaulettes d'offi** cier supérieur, escroqua une somme assez forte, à un préteur sur gages, de la manière que je vais indiquer :

U fit feire , à Paris , et par des febricans différens, deux parures absolument semblables; la seule différence qui existait entre elles , c'est que l'une était garnie de pierres précieuses, et l'autre d'imitations, mais d'imitations parfaites sous tous les rapports.

Muni de ces parures, l'individu alla trouver un préleur sur gages, et lui engagea ta véritable parure, puis au temps fixé il la dégagea; il renouvela ce manège plusieurs fois, de sorte

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que le préteur, fainitiarisé avec l'objet qui Idi était laîsdé en garantie ne prenait plus la peine d'examiner les diamans; Temprunteur avait toujours soin de bien fermer la botte qui con*' tenait la parure et d'y apposer son cachet ; il prenait cette précaution , disait^il, pour éviter qu'on ne se servit de ses diamans.

Lorsqu'il crut iemomentd'agir arrivé, ilalla^ pour la dernière fois trouver le prêteur , et lui engagea comme de coutume sa parure, moyennant ta somme de 40,000 francs, mais au lieu de lui donner la bonne, il ne lui remit que son so^ sie , et suivantson habitude il scella là botte, soui le fond de laquelle il avait collé une étiquette peu apparente; mais cette fois le cachet n'était pas celui dont il s'était servi jusqu'alors , quoi-* que cependant il en différât très-peu.

A l'époque fixée; il se présenta pour dégager ses bijoux ; le prêteur, charmé de recouvrer avecses écus un intérêt raisonnable, s*empressa de les lui remettre. Le flnpon paie et prend sa botte t «Tiens, dit-i), après l'avoir examinée

quelques instans, vous avez mis une étiquette à ma botte; pourquoi cela? — Jen'ai rien mis

à votre botte, répond le préteur.— Je vous demande bien pardon, ce n'est pas ma botte;

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