‹ Les voleursChapitre 9 sur 208 · LUCQUE · texte numérisé non relu

LUCQUE

Nouzaiiles arcbissuppots de la monarcbîe argotique, de l'au> torîté du grand Goësré, fouquons pour lucque authentique toutimes qu'il appartiendra, qu'arona mouchaillé le prése: lirre intitulé It Jargon ou Langue de t Argot refhrmeei n'avr trouifé en iceluy que floutiere qui soit coustraire à l'est|îç|* eette monarchie argotique. Aina l'aTona trouvé utile et pr blepour l'instruction de tous les argotiers et autres qu*r'" dront enierver et rouscailler bigorne, aquiger et pionc^on. une gamaffe. Le 8 calendre de février et luysant de gras, en témoignage de quoi ayons signé les présente'^ ^^

FIACRE l'emballeur , ^^ ^ Et PHILIBERT 6AUDALIN.

Ce certificat clôt le livre en question.

* De ce» garçons [àm mendia n» et dei Tolenrs).

*' Je parie ai^got.

"** Ans Mea et marchéa.

1 PRÂFAtC.

vergne, car si je n'eusse un peu gryffy fusse cosni de faim.

LE MALIISGREUX.

Y a-L-il un caslus en cette vergnet

LE POLISSON

Jaspin.

te M ALINGREUX .

Est-il chenu?

DE POLISSON

^as guères; les pieux ne sont que de fertille.

LE MALINGREUX

^e barbaudier du castu est-il francilien , se iist-il la foucandrière ?

LE POLISSON

Quefloutière, mais tirant vers les cornets

PAf:PAC£. I]

d'épices; il y a trois on qualre pipiiles où les pioiliers sonl franciliens; maisd*où viens-tu? qu'y a-t-il de nouveau?,

LE HALINGREUX.

Que floutiére^ sinon qu'un de nos fanandels aaflTutéiin rupin.

LE POLISSON

Comnneni cela ?

LE HÂLINGREUX.

C'est qu'un de ces luysants, un marcatidier alla demander la ihune à un pipé, et le rupin ne lui ficha que frdu ; le marcandier mouchaille des ornies de balle qui morfioient du grenu en la cour, lors il fiche de son sabré sur la tronche à une , la basourdit , la met dans son gueulard et l'entrolle ; puis , quand il fut dehors , il écrivit contre fa lourde ce qui s'en suit :

lij PRÉFACE.

« Si le rupin eusl Gché du michon au marcandier il u'eust entrollé son ornie de balle. «

Le rupin sortant dehors advisa cet écrit , il le lut, mais il n'entervoit que floutière , il demanda au ratischon de son village que c*estait à dire cela, mais il n'entervoit pas mieux que Sézière.

Arriva que trimardant juxte la lourde du pipé J'ad visse cet écritau et commence à le lire, un cambrou du pipé qui me mouchailloit en ad vertit le rupin pour ce que je riois en le lisant, le rupin medemanda médisant : a Viens là , gros gueux ; qu'est-ce que tu lis contre ma porte? t Alors je mis comble à la louche, et lui répondis : « Monsieur , c'est que ce bon pauvre qui vous demanda Taumône un de ces jours, et à qui vous ne donnâtes rien, a écrit que si vous lui eussiez donné quelque chose il n'eust pas emporté votre poule-d'Inde. > Lors le rupin en colère jura par la tronche du ïlaure que s'il attra* poit jamais le trucbeur en son pipé^ il lui ficheroit cent coups de sabré sur l'andosse, et

PRËFACB. Uij

happer le taillés et ambyer le plus gourdement qu'il me fiU possible.

LE iKH.i9fiorr.

L'haure garde de mal le frère puisqu'il a si l>ôl esprit.

LE HALINGREUX*

Veux tu venir prendre la morfe et pioncer avec mezière en une des piolles que tu m*a rouscaillé F

LE POLISSON

il n'y a rond , ny herplis , ny broque en ma felouze. Je veux pioncer en >quelque garnafle.

1^ MAL1NGREUX.

Y a deux menées de rond en ma bane et deux ornies en mon gueullard que j'ai basourdies sar le trimard, viens tes faire rifoder, veux-tu t

liv PRÉFACE.

LE POLISSON

Béni soit le nom du Haure, qui in*a fait rencontrer si chenastre occasion ; je m'en vais m'en réjouir et chanter une chanson .

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