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avait grande multitude de corneilles et nous l’avons — île aux Corneilles. De là nous fûmes à l’île des Monts-déserts.
Le ler juillet nous fimes quelques 25 lieues entre la pointe de Bedabedec jusqu’à la rivière Quinibequy, où à l’ouest est une île que nous avons nommée île de la Tortue.
Nons entrâmes dans la rivière et fimes rencontre de deux canots qui étaient venus à la chasse aux oiseaux . Nous accostâmes ces sauvages et fimes amitié avec eux et les autres sauvages de cette rivière. Allant plus avant nous vimes leur capitaine nommé Manthoumermer, lequel vint à nous dans un canot. A . de notre barque, il fit une harangue, où il faisait entendre qu'il était bien aise de nous voir et qu'il désira» ‘otre alli qu il enverrait le lendemain à a?
qui étaient dans les terres, l’un 2 à l'autre Sazinou, chef de la rivière Quinibeq sieur leur fit donner des galettes et des pois, furent fort contents. Le lendemain ils nous
rent en descendant la rivière par un au que celui i
P par où les sauvages passent
ue s ils ne le faisaient il leur arriverait
malheur. Par delà ce Cap nous passâmes un saut d’eau fort étroit. Les sauvages portèrent leurs canots 2 terre; après avoir franchi ce saut, nous vimes de belles prairies et Poursuivant notre route nous vinmes au lac où il y a quelques îles et deux rivières, celle de Quinibequy qui vient du nord nordest, et l’autre du nord-ouest Par où devaient venir im et Sazinou, mais ne les voyant pas venir
nous vinmes mouiller l’ancre à l'embouchure de la rivière. L'île de la Tortue est devant l'entrée de la dite rivière. L'on va Par cette rivière au travers des
— 52 — | nes Sn + terres jusqu’à Québec. La rivière Quini uy est fort dangereuse pour les vaisseaux à demi- lieue au dedans à cause des nombreux rochers qui s’y trouvent.
Les peuples vivent comme ceux de notre habitation et nous dirent que les sauvages qui semaient le blé d’Inde étaient fort avant dans les terres.
capitaine ère Quini ur ce nom que c'était un de sa race qui avait trouvé I herbe appelée aneda que Jacques Cartier a dit avoir grande Puissance contre la maladie appeée scorbut . Les sauvages ne connaissent point cette herbe, bien que leur chef rte ce nom.
lendemain nous f petit flot proche de la 80 sauvages sieur de Mons Panounias
Nous 1 rivière
quelques présents au chef dont il fu
Ces sauvages se rasent les cheveux de dessus le crâne et portent le reste très longs qu'ils tortillent par durite avec des plumes qu’ils attachent sur
leur tête. Ils se peignent le visage de noir et de rouge. Ils cultivent la terre.
Le lendemain, le sieur de Mons fut à terre pour voir leur culture et moi avec lui.
Nous y vimes du blé d’Inde, des citrouilles, du petun, des fèves. Les sauvages se tiennent en ce lieu et ont une grande cabane entourée de palissades. Ce lieu est fort plaisant. La rivière est abondante en
isson et à l'entrée il y a un îlet où l'on — aire une bonne forteresse et y être en sûreté.
Le 12 de juillet nous partimes de la rivière appelée Choïacoet et allâmes à un ca que nous avons nommé Port aux îles. Mettant le cap au nord-est on entre dans un autre port où il y a plusieurs îles.
Le 15 du dit mois nous fimes 12 lieues et le lendemain nous fûmes à un cap que nous nommâmes Cap aux îles, près duquel il y avait un canot avec 5 ou six sauvages qui vinrent à nous lesquels étant près de notre barque s en allèrent danser sur le
rivage.
8 sieur de Mons m’envoya à terre pour les voir, et leur donner à chacun un couteau et un biscuit, ce qui les fit danser davantage. Ayant fait une demilieue nous aperçûmes plusieurs sauvages sur la pointe d’un rocher qui couraient le long de la côte, en dansant, vers leurs compagnons, por les avertir de notre venue. Nous ayant montré le quartier de leur demeure, ils firent signal de fumée pour nous montrer l’endroit dé leur habitation.
vages qui accouraient pour nous voir. Le sieur de Mons envoya deux ou trois hommes vers eux. Nous
leur langus- wir le nom de leur chef ne parlant pas Le endemain, 17 du
notre
lequel
ses Compagnons. L'on reçut le chef fort humainement et il s’en retourna.
Il y a dans cette baie (baie de Boston) une rivière fort spacieuse que nous avons nommée la 2. * Gas (du nom de monsieur de Mons, Pierre
u Gas).