‹ Les voyages de Samuel de Champlain au Canada de 1603 à 1618 [microforme]Chapitre 21 sur 54 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Continuation des découvertes de la côte des Almouchiquois, et de ce TUE nous y avons remarqué de

Le lendemain nous doublâmes le cap St-Fouis et fimes ce 22 2 lieues et nous vimes quantité de et jardi d Nous — dans une petite anse et 3 canots vinrent à nous Pour nous prier d'entrer en leur rivière, mais nous ne pûmes les vents étant contraires

Je descendis à terre et fus reçu fort gracieusement par les sauvages avec qui, moyennant quelques présents, je fis amitié.

Le 19 du mois nous partimes de ce lieu et vin-

mes mouiller l'ancre à la côte où nous vimes quelques

sauvages, vers lesquels furent 4 de nos gens. Etant rr —

à eux en dansant et qui s’en all

venue à ceux de son

maisonnettes, à

de terre qu’il

sir . vint à nous

tant que femmes, et

nous avons ce lieu Mallebarre (aujourd’hui Nauset).

= 3 . 5 sieur de 8 prit * 2

voir leur habitation et l’accompagnâmes 9 ou

avec nos armes. Nous leur — — s' ils habi-

taient toujours là, et s’il neigeait beaucoup. Ce que

2 ne ee — 8 ne connaissant pas 8

angage, bien qu’ils s’y efforçassent par signes. Je

de — que le pays est tempéré t l'hiver e.

Le 23 juillet, 5 marins étant allés à terre pour chercher de l’eau douce dans des chaudières, un saurage prit de force la chaudière d'un matelot qui était sans arme. Un des nôtres voulant courir après ne put l’atteindre. Les autres sauvages voyant que nos matelots accouraient à notre barque en nous criant que nous tirassions quelques coups de mousquet sur eux, qui étaient en grand nombre, ils se mirent à fuir. Il y en avait quelques-uns dans notre barque qui se jetèrent à l’eau et nous n'en pũmes saisir qu’un. Ceux qui étaient à terre, les voyant nager, retournèrent droit au matelot à qui ils avaient ôté la chaudière, et lui tirèrent plusieurs coups de flèches par derrière et l'abattirent, ce que

ges entendan mirent à la fuite, qu'ils redoubl virent à terre; d' autant qu’ils près eux. Il n' es

aux. L'on apporta le mort, qui fut enterré quelques heures aptès. Cependant nous tenions toujours le prisonnier attaché ar les mains et les pieds, craignant qu il ne s enfult.

Le sieur de Mons le laissa aller, persuadé qu'il n’y avait point de sa faute, et qu'il ne savait rien de — qui s'était passé, ni même ceux qui étaient pour ors

ans ou autour de notre barq près il vint des

excuses n'était pas mais d’ leur fit mal, bien sance de nous venger.

Tous ces sauvages ne portent point de robes ni de fourrures mais ge couvrent seulement d’une petite fer et se rasent le poil deseus la tête comme ceux de

rivière Chouacouet. Je vis une fille coiffée assez Peau teinte en rouge brodée avec

de barbe au fur et à

massues, arcs et flèe ceux du Nord; mais

à bien parler, ne valent pas grand chose. Ils sont voleurs et s'ils ne peuvent pue avec les mains, ils cherchent avec leurs pieds. échan t avec nous des arcs, flèches et carquois, pour épingles et des bonbons. II faut vivre en méfiance avec eux, toute“. is sans le leur faire apercevoir.

Nous vimes un oiseau marin qui a le bec noir, le haut un peu aquilin, et long de — — pouces, fait en forme de lancette, la partie inférieure représentant le manche et la supérieure la lame qui est brune, tranchante des deux côtés et plus courte d’un tiers que l’autre, qui étonne beaucoup de nnes qui ne peuvent comprendre comment cet oiseau peut manger avec un tel bec.

Les sauvages disent qu’il vient d’autres oiseaux qui sont fort gros. Ils nous en montrèrent des plumes qu'ils mettent sur leur tête. Nous jugeâmes que c'étaient des coqs d' Inde par la démonstration qu'ils 2 en firent et par le chant de l'oiseau qu ils imi-

nt.

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