CHAPITRE Xv
Ayant fait six lieues, d'une le que nous nommâmes la Sou
de rechef, et rangeant la lieues, nous 4 pass mes
res après notre arrivée, le fils de Pont pas appelé Robert, perdit une main en tirant un mousquet qui
ques jours après il vint des sauvages sur le
eux mais nous voyions bien le de leur armée caché en emb
Nous y mîmes 3 ou 4 pied à terre avec le sieur de Poitrincourt, le reste ne bougea pas de la chaloupe pour la conserver et tenir prête au besoin.
ils nous virent ils levèrent le siège et des 4 sauvages nous n’en vimes plus que 2 qui s’en allaient
signe
Nous nous
traient, qui était —— 8 3 notre approcha de terre, ils se
mirent en fuite et ceux de l'embuscade aussi, après
qui nous tirâmes quelques coups de mousquet.
Ce jour-là le sieur de Poitrincourt résolut de s’en retourner à notre habitation à cause de 5 mala- 2 et blessés qui empiraient faute de remèdes et
nous vinmes mouiller l’ancre pro- , Où dous
Îles qui sont entre Quinibe-
vent étai grand que la mer pour
Le dernier jour d' octobre, notre gouvernail se rompit en plusieurs pièces. Nous fûmes quelque ge vent et de la mer. dal tre et le jour t venu, nous nous trouvâmes
ai miraculeusement parmi tant périls.
Le ler novemb „ nous allâmes en un lieu que nous jugeâmes propre pour échouer notre vaisseau et refaire notre gouvernail. Ce jour je fus à terre et je vis de la glace épaisse de 2 pouces et les feuilles mortes et tombées.
Le lendemain, il vint un canot où il y avait des sauvages Etchemins qui dirent à Secondon, que Touanifcou avec ses compagnons avait tué quelques autres sauvages et emmené des femmes prisonnières, et que proche des îles des Monts déserts ils avaient fait leur exécution.
Le 9 nous partimes du cap Corneille et le même jour vinmes mouiller Ad À petit passage de la
rivière Ste-Croix.
Le lendemain matin nous mimes notre sauv à terre aveo quelques commodités qui fut très satisfait d’avoir fait ce voyage avec nous, et em
quelques têtes des sauvages qui avaient été au pre ortuné. Le même jour nous allâmes mouiller
courus.