SECOND LIVRE
2e Voyage du Sieur de Champlain
Fait en la Nouvelle-France depuis l'année 1608 jusque en 1612
Etant de retour en France avoir 86j trois ans au pes la Nouvelle- x var le sieur e Mons, auquel je récitai
pe ières que j’
la
48 d u dit
bateaux notre jugement ; d' autant ons pas bien reconnu comme depuis nous l’avons fait.
Or, après que le sieur de Mons m'eut parlé de son intention touchant les découvertes, je pris la résolution de continuer une si généreuse et vertueuse entreprise, quelques peines et travaux qu'il y eût eu par le passé. II m'honora de sa lieutenance pour le voyage ; et pour cet effet fit équiper deux vaisseaux, dont un commandé par Pont-gravé, qui était député pour les négociations avec les sauvages du pays, et ramener avec lui les vaisseaux : et moi pour hiverner au dit pays.
Le sieur de Mons pour en supporter la dépense obtint des lettres de Sa Majesté pour un an, où il était interdit à toute personne de ne trafiquer de pelleteries avec les sauvages, sous les peines portées par sa commission.
Je fus à Honfleur pour m'embarquer, où 40 trouvai le vaisseau de Pont-gravé prêt. Il partit du pe le 5 avril (1608) ,et moi le 13, et j arrivai sur
e grand banc le 15 de mai, par la hauteur de 45 degrés et % de latitude, et le 26 nous eûmes connaissance du cap Ste-Marie, qui est par la hauteur de 48 degrés / (460 51’) de latitude, tenant à l’île de Terreneuve. Le 27 du mois, nous nee le St-Laurent tenant à la terre du cap Breton et à l’ St-Paul, distante du cap de Ste-Marie de 83 lieues.
Le 30 du mois, nous eûmes connaissance de l’île Percée et de Gaspé qui est sous la hauteur de 48 de- 8 2-3 de latitude, distant du cap de St-Laurent
e 70 à 75 lieues.
Le 3 de juin, nous arrivâmes devant Tadoussac, distant de Gaspé de 80 ou 90 lieues, et jetâmes l’ancre à la rade du port de Tadoussac qui est à une lieue du port, lequel est comme une anse à l'entrée de la rivière du Saguenay, où il y a une marée fort é pour la vitesse et quelquefois il vient des vents impétueux qui amènent de grands froids.
coups de mousquets, il fut fort blessé, et trois des siens, dont il y en eut un qui en mourut, sans que le Pont fit aucune résistance ; car dès la première salve de mousquets qu ils tirèrent il fut abattu par terre. Les Basques vinrent à bord du vaisseau et enlevèrent tout, le canon et les armes qui étaient dedans, disant qu'ils traiteraient nonobstant les défenses du Roi, et ue quand ils seraient près de partir pour aller en rande ils lui rendraient son canon et ses munitions, et que ce qu'ils en faisaient était pour être en sûreté. Entendant toutes ces nouvelles, cela me fâcha fort, ur le commencement d’une affaire, dont nous nous ussions bien passé.
Or, après avoir entendu du pilote toutes ces choses, je lui demandai ce qu'était venu faire le
ue au bord de notre vaisseau. II me dit qu'il
t à moi de la part de leur maître appelé Larache, et de ses com , pour tirer assurance de moi que je ne leur ferais aucun déplaisir, lorsque notre vaisseau serait dans le port.
Je fis réponse que je ne pouvais le faire, que premièrement je n’eusse vu le Pont. Le ue dit que si j avais besoin de tout ce qui dépendait de leur puissance ils m'en assisteraient. Ce qui leur faisait tenir ce langage, c'était la connaissance qu'ils avaient d’avoir failli, comme ils le confessaient, et la crainte qu’on ne leur laissât faire la pêche à la baleine
Après avoir assez 16. je fus à ter- voir le Pont pour prendre délibération de ce que nous aurions à faire et le trouvai fort mal. Il me conta particulièrement tout ce qui s'était passé. Nous considérâmes que nous ne pourrions entrer au dit
rt que par la force, et 3 Lhabitation ne füt per- = ur cette année, de sorte que nous avisâm
pour le mieux, (afin d’une juste cause n’en faire
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