‹ Les voyages de Samuel de Champlain au Canada de 1603 à 1618 [microforme]Chapitre 37 sur 54 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Partement de Québec * l'ile St-Eloi, et de la

rencontre que je fs des sauvages Algomequins et Ochataiguins.

Et pour cet effet je partis le 18 du dit mois où la rivière commence à 8 élargir, quelquefois d’une lieue et demie en ces endroits. Le pays va de plus en

fait pas bon naviguer, si ce n’est la sonde à la main. La rivière est fort abondante en toutes sortes de

qui avance un peu dans la rivière. Il ya ques toutes

a pleine mer, qui perd de près de

2 brasses et demie. de Passage est fort dangereux à asser pour quantité de rochers qui sont au travers e la rivière, bien qu'il y ait bon chenal lequel est fort tortu, et faut bien prendre le temps à propos pour le passer. Ce lieu a tenu beaucoup de gens en erreur qui croyaient ne le pouvoir passer que de pleine mer pour n'y avoir aucun chenal ; maintenant nous avons trouvé le contraire : car pour descendre du haut en bas ,on le peut à basse mer ; mais de monter il serait malaisé, si ce n’était avec un

ä ———— pus vent, à cause du courant d'eau ; et aut par nécessité at un tiers de flot pour le passer.

Continuant notre chemin, nous fûmes à une rivière distante de Ste-Croix de 9 lieues, et de y pd bec, 24, et l'avons nommée rivière Ste-Marie (aujourd hui rivière Ste-Anne de la Pérade).

ntinuant notre route, je fs rencontre de 2 ou 3 cents sauvages qui étaient cakanés près d’une petite île, appelée $t-Eloi ; nous fumes les reconnaftre, et trouvdmes ient des Ochateguins et t à Québec

je fus à terre pour les r chef : ils me dirent

l’un appelé Yroquet et l’autre ls me montrèrent; et fus en leur t bonne réception, selon leur

— ——— in emerremnat annee renoue

lui avais fait bonne réception, et déclaré que le Pont et 2 — les — 1 — — eunemis, avec uels ils avaient, «TI pet a guerre, pour — de cruautés qu'ils avaient exercées contre leur nation, sous À «ares d'amitié : Et qu'ayant toujours depuis désiré la vengeance, ils avaient sollicité tous les ii 9 que je voyais sur le bord de la rivière, de venir à nous, pour faire alliance avec nous, et qu'ils n'avaient jamais vu de chrétiens, ce qui les avait aussi décidés de nous venir voir; et que d'eux et de leurs compagnons j'en ferais tout ainsi que je voudrais ; et qu ils n'avaient pos d'enfants avec eux, mais gens qui savaient aire la guerre, et pleins de courage, ant le pays et les rivières qui sont au re des Iroquois, et que maintenant ils me priaient de retourner en notre habitation, pour voir nos maisons,

après nous retournerions à la guerre ensem

et pour signe de grande amitié et réjouissance je fasse tirer des mousquets et arquebuses, et qu ils seraient fort satisfaits : cé que je fis; ils jetèrent de grands cris avec étonnement, surtout ceux qui nen avaient jamais vu ni entendu.

Après les avoir écoutés, je leur fis -éponse que, pour leur plaire, je désirais bien m'en retourner À notre habitation pour leur donner plus de contentement, et qu'ils pouvaient juger que je n'avais d'autre intention que d'aller faire la guerre, ne por-

ous que des armes, et non des marchan-

ur traiter, comme on leur avait donné à

re, et que mon désir n'était. que d’accomplir

ce que je leur avais promis; et 81 J eusse su qu’on leur eût rapporté que que chose de inal, que je tenais ceux-là pour ennemis plus que les leurs mêmes. Ils me dirent qu'ils n’en avaient jamais entendu parler; néanmoins c'était le contraire : car il y avait eu

quelques sauvages qui le dirent aux nôtres ; je me contentai en attendant l’occasion de leur pouvoir

montrer par effet autre chose qu'ils n'eussent pu espérer de moi,

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