CHAPITRE X
nr ns qui se passa par le chemin.
Après avoir fait — 8 lieues, sur le soir ils prirent un des prisonniers à qui ils firent une harangue des cruautés que lui et les siens avaient exercées en leur endroit, sans avoir eu aucun égard, et qu’au semblable il devait se résoudre d’en recevoir autant, et lui commandèrent de chanter s’il avait du oourage, 2 qu'il fit, mais avec un chant fort triste à entendre.
Cependant, les nôtres allumèrent un feu, et uand il fut bien embrasé ils prirent chacun un tison, et faisaient brûler ce pee misérable peu à deu pour lui faire souffrir plus de tourments. le aissaient quelquefois, lui jetant de l’eau sur le dos: puis lui arrachèrent les ongles et lui mirent du fes sur les extrémités des doigts. Après ils lui écorchèrent le haut de la tête, et lui firent dégoutter dessus certaine gomme toute chaude ; puis lui percèrent les bras près des poignets, et avec des bâtons tirèrent les nerfs et les arrachaient à force ; et quand ils voyaient qu’ils ne les pouvaient avoir ils les coupaient. Ce pauvre misérable poussait des cris étranges, et me faisait pitié de le voir traiter de cette façon, toutefois avec une telle confiance, qu’on eût dit quelquefois qu’il ne sentait presque point de mal. Ils me sollicitèrent fort de pren du feu pour faire de même qu'eux. Je leur montrais que nous n'usions point de ces cruautés, et que nous les faisions mourir tout d’un coup et que s’ils voulaient que je lui donnasse un coup d arquebuse, j’en serais content. Ils dirent que non et qu’il ne sentirait
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avec eux à Tadoussac, pour voir lours x Approchant de la terre, ils prirent chacun un bâton, où au bout ils pendirent les têtes de leurs ennemis tués, chantant les uns et les autres ; et les femmes se dépouillèrent de leurs vêtements et se jetèrent à l'eau, allant au devant des canots ur prendre les têtes de leurs ennemis et les pendre leur cou comme bijou précieux. Quelques jours après ils me firent présent d'une de ces têtes comme chose très précieuse, et d’une paire d’urnes de leurs ennemis pour les conserver afin de les montrer au roi ; ce que je leur promis.
uelques jours après je fus À Québec, où il vint quelques sauvages Igoumequins, Frs me firent excuse de ne s'être pas trouvés à la défaite de leurs ennemis, ils me firent présent de quelques fourrures, en considération de ce que j'y avais été et assisté leurs amis,
Quelques jours après, je fus à Tadoussac voir si le Pont serait de retour de Gaspé. Il y arriva le lendemain, et me dit qu’il avait délibéré de retourner en France. Nous résolûmes de laisser un honnête homme appelé le Capitaine Pierre Chavin, de Dieppe, pour commander à Québec, où il demeura jusqu'à ce que le sieur de Mons en eût ordonné.
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