CHAPITRE XI
Retour en France ot ce s’ au ren- 4 f qui s'y passa jusqu
Cette résolution prise, nous fûmes à l'établir et ur laisser le nécessaire avec 15 — Après quoi nous pour Tadoussac, faire appareiller notre vaisseau, € nous en revenir en France.
Nous partimes donc de ce lieu le 5 du mois, et le 8 nous fûmes mouiller l’ancre à l’île Percée.
Le 10 nous partimes et le 18 nous arrivâmes sur le grand banc.
Le 2 octobre, nous eûmes la sonde. Le 8 nous mouillâmes l’ancre au Conquet en basse Bretagne. Le samedi 10 du mois, nous partimes de ce lieu, et
Etant débarqué, je pris la poste pour ailer trouver le sieur de Mons, — était alors grrr ess
était Sa Majesté, et lui représentai tout ce qui s'était passé, tant en mon hi
teguins, autres Iroquois, leu midi. Les premiers entendent et ne diffèrent pas
P beaucoup de langage aux peuples découverts de nouveau, et qui étaient inconnus avant.
Aussitôt je fus trouver Sa Majesté, à qui je fis
le discours de mon voyage, à quoi il prit plaisir et contentement.
Javnis une ceinture faite de poils de porc-épic ui était fort bien tissée, selon le pays, laquelle Sa ajesté eut pour agréable, avec deux petits oiseaux
gros comme des merles, qui étaient incarnats, et aussi la tête d’un certain poisson pris dans le lac des Iroquois, qui avait un bec fort long avec 2 ou 3 rangées de dents fort aiguës.
Ayant fini avec Sa Majesté, le sieur de Mons alla à Rouen trouver les associés Collier et le Gendre pour aviser à ce qu’ils auraient à faire l’année suivante. IIs résolurent de parachever l'habitation et les découvertes dans le grand fleuve St-Laurent, suivant les promesses des Ochateguins, à condition qu'on les assisterait en leurs guerres.
Le Pont fut destiné pour aller à Tadoussac tant pour la traite que pour faire quelque chose qui pourrait subvenir aux frais de là épense.
Et le sieur Lucas le Gendre, de Rouen, l’un des associés, ordonné pour l’achat des vivres, fréter des vaisseaux, équipages et autres choses nécessaires pour le voyage.
Après ces choses résolues, le sieur de Mons s’en retourna à Paris, et moi avec lui, où je fus jusqu'à la fin de février : durant lequel temps le sieur de Mons chercha moyen d’avoir nouvelle commission pour les traites des nouvelles découvertes, où sonne n'avait encore traité. Ce qu' il ne put obtenir bien que les demandes fussent justes et raisonnables.
En se voyant hors d’espérance d' obtenir cette commission, il ne cessa de poursuivre son dessein par le désir qu’il avait que toutes choses réussissent au bien et 3 de la France.
Pendant ce temps, le sieur de Mons ne m' avait pas encore dit sa volonté pour mon particulier jusqu’à ce * je lui eusse dit qu’on m avait rapporté qu il ne désirait pas que j hivernasse au Can a, ce qui n’était pas, car il remit le tout à ma volonté.
a —— pour hivernc: à = cet effet je parévrier suivant et fus là fus à Honfleur où
2e VOYAGE du sieur de CHAMPLAIN FAIT EN LA NOUVELLE-FRANCE EN L' AN 1610