I. — L'opéra italien importé en France par Mazarin. La Tinta
Pazza, de Strozzi ; YOrfeo d'nn auteur inconnu. Splendeurs scéniques des ouvrages italiens. — Les pièces françaises \ machines» avec musique : Andromède^ de Pierre Corneille.— Les ballets de cour. — De ces différents genres d'ouvrages devait naître Tidée de l'opéra français • 11
II. •— C'est à Pierre Perrin, nommé à tort l'abbé Perrin, que l'on doit le premier projet en ce genre. *— Ce que c'était que Perrin, et ce qu'était sa poésie. — Les sarcasmes dont il est l'objet de la part de Boileau. — Son goût et sa grande intelligence des choses du théâtre. — Il fait choix du compositeur Cambert pour l'aider dans la réalisation de ses projets 25
III. — Robert Cambert, claveciniste et compositeur distingué, élève de Chambonnières. — ■ Surintendant de la musique de la reine mère, Anne d'Autriche, il devient le collaborateur
de Perrin. — Ses motets, ses airs à boire 39
IV. — Perrin écrit le poème ^t Cambert la mnsiqne de la Pastorale, premier essai d'opéra tenté en France. — Cet ouvrage est représenté avec beaucoup de succès à Issy, puis à Vincennes, devant le roi. — Lettre écrite à ce sujet par Perrin à l'archevêque de Turin pour expliquer ses idées en matière de musique dramatique, et reproduite pour la première fois depuis deux siècles •%.••• 51
V. — Un nouvel opéra italien : Xerxèa, de Cavalli. — Une nouvelle pièce à machines : la Toison d*or, de Pierre Corneille. — Un grand seigneur machiniste théâtral : le marquis de Sourdéac. — Ereole amante, de Cavalli. — Perrin poursuit ridée de la création d'un théâtre d'opéra français. — Il obtient de Louis XIV des lettres patentes qui lui concèdent le droit d'établir, par tout le royaume, des « Aeadé-
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raïuicieiu qu'il avoit faîct venir poni ledit établissement, dn nombre desqnelz sont encore présentement les t" Horel, Gillet, Clédière et Miracle, qui sont de la mnsiqae de Sa Majesté; les antres font encore valoir présentement par lenrs belles voix les onvraffes de mnsiqnedndit S' de Lnlly. Cependant, comme ledit Penin est mort insolvable en la maison dn snppliant, qui tient maison garnie et pensionnaires, et qn'il ne Iny a laissé ponr tont payement qne quatre prodactibns admirables de son esprit, oni sont quatre opératz intitulez : Dianne amoureute on la Vendange d'amour (1), la Beyne du PartiasK on la Muse d'amour, Arriane on la Mariage de Bacckus, et la Nopce de Venu», tons ses tin» ouvrages seroient admirez des pins beaux esprits da siècle et deviendroient nlilles an soppliant, qui est dans la nécessité, Iny estant denb par ledit s' Perrin plus de iO,000 livres, si Sa Haiesté veut ordonner audit &' Lully, qui n'a
Saint prodnict de nouveaux opéras depuis longtemps (2), e Isi prendre et faire part au suppliant des proffîcts qui en reviendront, jusqnes à la concurrence de son deub, sy mienz n'ayme ledit s' Lnlly permettre an suppliant de les faire représenter à condition de luy donner pour la représentation desfî' ordonnera. •
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