PERSONNAGES MUETS
Troupe de Follets.
17 ♦ . c X i En Dragon.
Vertune transformé > r. n • j» •
( En Buisson d^epmes.
Follets tranformez \ l"" Bumonsd;épines.
l En joueurs dinstrumens.
On Yoitque le personnel était nombreux; et aussi que la mise en scène était compliquée, puisque les traosformatiops, aujourd^bui encore Tua
PERRIN ET GAMBBRT. 125
des prÎBCipaax attraits de nos féeries, y étaient fréquentes, et que les < trucs » devaient être de de la partie. La pièce était divisée en cinq actes et un prologue ; celui-ci se passait à Paris, pour chanter les louanges du roi et les splendeurs de la capitale au XYII* siècle, et n'avait pour personnages que Yertumne et la Nymphe de la Seine ; pour le reste, < la scène est en Albanie, au pays Latin, dans la maison de Pomone ». Le livret dresse ainsi la liste « des décorations, ou changements de théâtre : »
La veu'é de Paris à Vendrait du Louvre (prologue).
Vergers de Pomone (1«^ acte).
Parc de chesnes (2« acte).
Rochers et verdures v .«^ .
Palais de Pluton. } ^'^ ^^^^• Jardin et berceau de Pomone (4« acte).
Palais de Vertune (5« acte) .
J'ai déjà eu Toccasion de dire que c'est à tort qu'on avait attribué à Qninault l'invention des prologues d'opéras écrits à la louange du roi.Quel que soit le plus ou le moins de valeur de ce procédé, et tout en ne l'envisageant qu'au seul point de vue littéraire, il n'est que juste d'en faire remonter à Perrin la paternité, puisqne le premier exemple en a été donné par celui-ci dans Pomone (1). En
(1) Je plarle ici en ce qui concerne les opéras proprement dits ; car il est bon de remarquer que 1 invention véri-
it6 LES VBAIS CBEATEUBS DE l'oPKRA.
eSkX, te premier acte de Pomone est précédé du pr(dûgue que voici ; le décor représente « Paris à Teadroit du Louvre » , et les deux personnages en tûime sont Yertumne et la Nymphe de la Seine :
LA NYMPHE DE LA SEINE
Toy qni vis antresfois le fleuve des Romains Triompher des humains, Et porter le sceptre du monde, Vertone, que dis-tu de ma rive féconde?
VERTUNE.
J'admire tes grandeurs et la félicité De ta belle cité ; Mais ta merveille la plus grande C'est la pompeuse Majesté Du Roy qui la commande.
Dans Tau^te Louis je trouve un nouveau Mars, Dans sa ville superbe une nouvelle Rome; Jamais, jamais un si grand homme Ne fut assis au thrône des Césars.
LA NYMPHE DE LA SEINE
Assis sur la terre et sur Tonde»
Ce monarque puissant ne fait point de nrojets
table du prologue à la louange du roi doit remonter à Pierre Corneille, qui en donna le premier exemple dans son Andromède, représentée en 1650. Renaudot, dans sa G€bzeUe, signalait ainsi ce prologue, dont les deux personsages étaiept Melpomène et le soleil : — «.... Melpomène ayant donc pris sa place aux pieds du Soleil, ils chantent de ocnoart un air mélodieux à la louange du Roi^ qui rav^roit toute l'assistance, si elle n'étoit accoutumée aux éloees dus à ce monarque. >
Voici un fragment de cette préface poétique A* Andromède:
Cieax, ëcoatez ; écoatez, mes vers profondes ; Et TOUS antres, et bois,
Affreax déserts, rochers battos des ondes, Reditai après nous d'une commane yoix :
« Louis est le plos jeune et le plus gmnd des rois. »
PEHRIN BT GAMfiBRT. 127
Que le ciel ne sçcûoda :
Il est l'Ainour.