Les vrais mystères de Paris
— Oh î parbleu, chez moi, répondit le vicomte de Lussan , où vous resterez jusqu'à ce que je vous aie trouvé un logement convenable. »
Silvia ne répondit pas de suite ; ce ne fut qu'après avoir réfléchi quelques instants, qu'elle dit au vicomte qu'elle préférait être menée dans un hôtel garni.
« Mais vous ne pouvez vous présenter nulle part faite comme vous l'êtes en ce moment, s'écria de Lussan.
— Je le sais bien, dit. Silvia, mais i! y a moyen de s'arranger. Vous allez d'abord me conduire dans un bôlel garni modeste, où vous arrêterez et payerez pour moi une petite chambre, un cabinet même, cela sera plus conforme à l'état présent de matoiletle; vous irez ensuite m'acheler tout ce qui m'est nécessaire, et lorsque je serai convenablement vêtue, vous me conduirez soit à l'hôtel de Londres, soit à celui des Princes, où je resterai jusqu'à ce que ma maison soit remontée. >
Le vicomte de Lussan se conforma aux désirs de Silvia ; et comme , à Paris, il est facile de se procurer tout ce qu'on désire lorsque l'on ne ménage pas l'argent , quelques jours après , la marquise de Roselly, complètement équipée, était installée dans un des plus luxueux appartements de rhôlel des Princes, et recevait les hommages des princes russes, des lords anglais et des barons allemands, locataires ordinaires de cet hôtel.
Le lendemain matin, le vicomte de Lussan vint rendre visite à la marquise de Roselly; Silvia pria l'amide Salvador de déjeuner avec elle, mais elle eut l'air de ne pas comprendre les questions détournées du vicomte de Lussan qui , nous