‹ Les vrais principes du chant grégorienChapitre 16 sur 84 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Du genre diatonique propA ma ébml grégorien. -^ DeS mûde§ imUI& d'église, — Leur nombre. — Leurs divisions. — Usage accidentel du bémol dans les tons d'église. — Analyse des.tons. — Règles de .diseem^m de^,u^ps.r^ Transposition des tons.

.' f«i;'f'> 'Vit

ZNi genre diatonique. r . m ,m; -

'tii 'Ii^'étymidogie tbi «ot dîoftmtl^ peut être expliquée de deax manières, sans que pour cela l'idée qu'il exprime, soit . essetttwJ j^^fg t différente. Quelques auteurs lelontdényBtdeAçd^uXifmifid^u^ rovoçy tan; parcequ'il indique la succession knmédiate de deux- (0119. D'autres prétendent qu'il vient de dsa par, et tomtç Um — par iom leêfifns^^ c'est-à-dire parcourant toutes' les lettres de l'alphabet A, B, G, D,4 S^ F, €r, dont on 9e servait aneiennemeat pour< nâpquar Jl9i!a^»tea:j;dyij<I|i gamme. ••.-!.. m» *;■ .'••'m-i- *.»;«. lî'1 -.'

9. Pour avoir une idée pt écise >du ^enreidntdniqu^^îlijfnpfntfi de savoir que lé système tonal desailciens Gvecb stevit (te ^M^i^i'^aiîiiue S. Grégoire adopti^ dans la oompositiou de^son chaiit^ii Orydli sutH^cs^ion* des tons cbe^s les Grecs était formée de petites écbdles^ appel/?e9 «(^(ra-

-eardes.f'dBm^qmtrby'^ifXP eombidnisons de

quàtre^notcb reiifei*nilées* dans bu iiiten^llë de jq^çrto juste^rCl^, iquatre votes 'ou'sons ékMefrfr-difpôséS'dë (mÉûààrefkifë^^t^^^ kiatiH-el,H<m composé^deuxdièsfa(4)^«et4)Ardeiilbton$i,il#(^^ de

(l)Ci-deuus P. I. Ch. I. $ 3. p. 21.

ces tétraèordes était rëgulîèrenient do quatre , d'où résultaient teurs deux octaves ou hU dumaatùv^ en renversant la note supérieure de chaque couple de tétracordest Ep voici un

EXEMPLE

4» .rl.i,.. i. ^ .^ ^.

ï ■Bise dUmaiftn/i ' ^ - ■/ ^i ou les deux octaves.

*• fit

OH !•' oclave.

ou 3* ocuve.

Voilà donc une échelle ou gamttie diatonique! En effet , l'échelle du chant grégorien étant la réunion de deux tétracordes , on peut dire <|ue lorsqu'elle est composée de cinq tons et deux demi-tons naturels (i), en montant et en descendant ^ on l'appelle échelle ou gamme diatonique; et par conséquent , le chant dans lequel on emploie cette gamme, est du yèitre iKiaft^nîQtie. Méditons sérieusement ces considéra impdrtantes ^l^'|A>lâfrâiiivons. ^ /

"^^'' Ô'.I^eèt^nevérité incontestable et proclamée par tous ceux qui ont traité ia^^atièrÀ' dd diànt ecclésiastique; c'est que le plainrchant ou le chant grégories a "été composé dans le genre diatonique. C'est par là qu'il ébnltraste essentiellement avec le chant figuré , dont la tonalité est un ^émiyglMfe^iatbnioorebronmticoHmharmonîqu «c 11 génère diatoQÎcoè » l'unico génère, in cui secondo tutti i primi maestri è composto il U' èilfiilcf (>lbi%iQ.«w' I» d'oà il suit «che il canto ferma non ammetta ombra ^Vâh^kétoiàéialtii dl ^ v» aicim [^ moUe , se non nella corda befami («(), ^pî#'4M4tt^ fihe di el4tare il tritono di sotto con f^fa^^ e di sopra la i^'^^iMàl^ fiilUa eon iP,/a-^til..;. I primi Padri^della cbiesa nell'introdurre in '^y èiSëtHV^éitktù fehnbv 8ôlo>ebben premura dÎNtaiirodurvi un canto ^%' JMfeto^bl^e'>ér'sbribv|^ di^^ravîtaye degno.dî lodare4a<<maeSta.rdi W^Ôlè'V^Jl^dëtido^qmfl^ dloaatofp^esm^dfeminato e troppo

'^ inélkrv petci&^seeUero il génère diatenico, come quelle , che essendo

(1) Voyc£ ibid.

- îfa —

y. , compoi^to priocîpAlmenfte dr tuoiM v 9^ «eiitiiiieiito di Ëmanvel Brieneo vi (hdcl>',lffii^'.fiS7).Trr^, Grave»,, r^^ indûkmi asImUàt)

» escludendo il gjQPere chr<matico il quaU 06 nimkttnnioUitiem, ihfmnhf

V nota non fiarujU. (i) J. B. Martial , saggio di contrap. p. 30. »

4. Après ce témoigpage irréfragable du célèbre cordelier, qui fat le; musicien le plus érudit du dix-huitième siècle , écoutons encore riilustre abbé ^aïni, directeur de la chapelle pontificale à Rome (2). « L'antico canto ecclesiastico o gr^oriano era un canto melodieo di » puro gmere diatanico : in consequenza procedeva inviolabilmente » per due e per tre toni , intermediati da un semitonio {memorie ^ori^ » co-critieheT* II* p- 80.)- » Ailleurs il fait entendre des plaintes amères concernant les abus que l'ignorance et l'incurie ont fait glisser dans' le chant ecclésiastique , contrairement à sa constitution primitive : a Qui

V si vede un puro scheletro^ là un aborto mostruosa, qui una veste » di cento pe^uce , là un canto senza canto : V'ha perfinochi ha sognato » dei b moUl in dami (mi) : e quindi osi è dov^to contradires od é >i stato costretto a porre il b molle anchè in edamire (la)^ ed ecoo la )} natura stessadel canto gregoriano tutta a soqquadro : ehi ha seminato » quà e là, a diritto , ed a rovescio, b molli^ ^ quadri , e perfino ir^ )> diesis : e ehi non ha lasciato nemmen l' antico modo ad alcun canto , » caûgiata la sede alla cantilena (3). »

8. Il est donc prouvé que les demi-tons chromatiques ou ce qui est ici synonyme, les dièses et les bémols sont étrangers au genre diatonique,

(I) Ift $eaf dUtoukiiM eU , d'aprà» to<M let grandt auUrm , le seol genre dan» lequel fol oeiD{»Mé !• Plaio-Cbâot. D*où il s^iit que ce cbtn^neMipporie pas Toinbrf det accîdeoU, teU'qae jj^^t bémeli s si oca q«e lêii ett aecidentcllemeat bemolisé, lenqu*il s'agit d^ëriter le triton, on la quinte diminuée.,.. Les premiers MriM qui introduisirent le Plaln-Chant dans TEglise, eurent arant tout noin de donner à celle- ci un chant simple et sérieux, plein de gravité et digne de louer la majesté de Dieu. Ils endurent donc tonte espèce de chant figuré, efféminé, énervé. Cest pourquoi ils cfaoblreat le genre diatonique lequel, étant composé de tons (entiers), a «a earactèr# grar e* ferme et vigôureus, tandis qn*il rejetèrent le genre chromatique qui, à cause de sa douceur ejKQflMive, ne p4t Qbtepir leurs suffran^.

(f) Voyei Pétis Die. biogr. art. Btfni.

. L*aatîque cbani ecclésiastique ou grégorien était un chant nélodlc^e du genre diatonique par. Par conséquent i| jproeédait intiolablemen^ pajr de|i& et trois tons entremêlés 4'n*. demiften.

(8) tel l*on voit un squelette, là un monstrueux avorton i ici un reste morcelé f là un chant qui n^est pas un 9bÊ9L Oa ÉSl «lié j«iqii%>é0ioliser le mlret pftr^mt, on a été obligé, souf ileiae de cbntradictlôn,d*af&dler ttaà bémol le la. Ce qui a eu pour résultat de détruire de fond en comble la nature mémo du chant grégorien. Ce«i-ci ont semé par-ci parole , à droite et à gauche des bémols , des bécarres et Jusqu*à des dièses ; tandis que d'autres n^ont même laissé Tantique mode à aucun chant , par le changement qu'Us ont fait de leur échelle. (Çonf. Çastil Blase Dict. de mus. art, tons de régltse, — J. h PU»usseau art. PM^ChanL — Choron. Nouveau Manuel complet de mut. %. Part, T. Jlï. l.rU!,), .

etiptr oooséquenik aa^chaM gré^iîém 'Aussfr'lèé 'Httiés de'^c^ oA Tefl^iM de eès aecidenis «st mwqiiéf sont rare^ niiri» d'an autre c6të, la lpliipJMr& des.ciiânAres en font im nsage habîtnel v quoique i tort.

Après rintroduction de Torgue dans F^lise, on mêla cet instrument Ml son des von ; et comme l'orgue eAt chromatique il procède dans les cadences ordinairement par dièses, pour adoucir llntonation. Et 1^ vmx furent entraînées a suivre les intonations qu'elles entendaient, et les oreilles des chantres furent tellement faites à cette tonalité moderne , qu'il leur devint en qudqqe sorte impossible de ne j>as s'y laisser aller, alors même qu'ils chantaient sans accompagnement (4).

Cependant, nous sommes loin d'approuver cet usage qui tend directement 9i détruire la vraie tonalité grégorienne du chant ecclésiastique. Au contraire, nous soutenons avec le prince^abbé Gerbeirt' (2) , ([^ue, daùs ]m cadences même, on peut fort bien se passer du semi-ton chromatique; dfoà nous iConduoas qu'il est nécessaire de s'en abstenir dans la pratique; à moins qu'on ne veuille modifier te chant religieu'x d^api^ la tohalité de la musique moderne , ce qui à nos yeiix* serait d'bn^Vandalitime i6i!x4tafit. Au surplus, nous renvoyons le lecteur'^è l%^petidice It^om mxorganistes , où nous traitons cette question plus à fbnd •

s. II.

Mocles pu tons d'ëgli^,

4. On entend par modes ou tons d'église certaines formules mélodiques composées de la combinaison diatonique d'une quinte et d'une quarte , ou d'un^ quarte et d'une quinte^ justes de part et d'autre , pour donner de k variété au chant. Quoique les auteurs anciens et modernes soient onànimes touchant le genre diatonique du chant grégorien, , il n'en est pas de même, lorsqu'il s'agit de déterminer le nombre des tons. Selon qaelqués-uhs il y en a quatorze. Ceux-ci ont de fortes raisons à leur appui (Baini loc. cit. p. 81 — Alfieri p. 30.). D'autres en fixent le nombre à douze (Voyez Glarean. dodechO- ^^^9 les livres chorak romains on en a conservé onze. Mais plus généralement ils sont réduits à huit f non pis pvçeqû^ a ^itûrmé que qcioUm%sufjfiçerev^

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(1) Alfieri , sag(po stor. itw. prtt. p, 98.

0^ De mat. taor. T. II. p. 980 « tJbi ejusmodt temilomorum nulla nécessitas est; nec ilta quidem quaiu

* quidam euphonie gralià, prsserlim in clausulis sea eadcntiis geucri iliatonico proptium staluuni: »

fnais parce qu'ils semblent suffire à Fiisage actuel de nos chants religieux ^ tels qu'on les rencontre ordinairement dans les livres de chant (1).

9: Avimt d^ntreh dans tes détafls assez dévdoppés deis tdos d^^se ; il impdrte d'en donner un aperçu général. Cette première inspection contribuera puissamment à éclaircir lés préceptes que nous donnerons après.

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