‹ Les vrais principes du chant grégorienChapitre 17 sur 84 · S TON · texte numérisé non relu

S TON

Quarte.

Quinte.

VII TON

Quarté.

VI TON

Quinte.

VIII TON

(I) Voici le fondement de tous ces systèmei :

Comme il y a sept notes qui correspondent aux lettres A,B,C,D,É,F,G, ilest évident qu*on peut en

La, si, i|t, ré« mi, fa, sol»

former sept échelles ou gammes diflFérentes, d'après la place diverse qu^occupent les semi-tons (Voir ci-dessus €h. I. S lll. 0.® 6.)»0r, il peut arriverque la 6na1e occupe le plus bas degré d'une gamme, ou qu^elle en occupie le, milieu (S ^' )• l^^où il suit que ces gammes peuvent être coufidérées sçns deux aspects et qu^il ep résulte quatorze gl^nmes ou tons. Ces quatorxe.' tops ont été Réduits piu# tard'à.dou;^, |>ourquoi7,parce que dan», les 14 échelles j>récjtées \^ s>i) trouve dçox qui ue pepvept, se^oocilier aYoc.upe rè^l^ fondamentale de Plain-Cl^nat à savoir, que chaç)ue t<^n d^église doit être je produit d^une quarte et quinte juste, ou otce-rer«a. En e£Fet, en pjprcourant ce»14 gajumes, on trouve une foi^ la qi|iiite «i-/a> ciflfini yoe .^utrc gajpn^ç.la quarte /ar«l; pf , ni Tune ni Tautre ne sont Jujfff. Donc on a rejeté 4!es deux gammes comme étant incompatibles avec la con^onnaiice des iulerv^les, qui a servi de base à la tonalité du chaut sacré.

S^Lor^qu'oix médite avec ajU^^Uop la , figure pr^cédeaU , voici les conséquei)ce^au;K.qu4lJeis qo arrive;

t. I%,|^ti:e,]^t(^^qpt j^mçs par h combinaiflon 4'uii0^ quinte inférieare et d'uAç quarte 3Mpérieure justes^ à savoir,: les touairopairs i, 3,,{(, 7 4 tai^dia que les quatre tons pairs : 2, 4^ 6, 8, sont formés 4'une quarte iaférieure et d'une quinte supérieure, également justes. Donc chaque couple 'datons a une étendue de onze notes , parpdi lesquelles cinq qui leur sont communes et trois qui sont propres à chacun ^'eux. Un seul exemple servira de modèle pour tous les tons pris deux-à-deux.

Notes propres au I Ton.

Notes commanes au I et II Ton.

Notes propres au II Ton.

IL Les huit tons pris deux-à-deux, dans leur rapport numérique, renferment les mêmes combinaisons de quartes et quintes justes , sauf la position diverse d'icelles ; de manière que les tons pairs descendeht une quarte plus bas que les impairs. Ainsi , le premier et le deuxième sont composés de la même quinte montante ré-la , et de la même quarte descendante la-ré : ainsi du reste.

111. Chaque ton a son diapason , c'est-à-dire l'étendue de toutes, les notes d'une octave. Il est des cas fort rares où tel ton atteint une. neuvième. L'octave même n'est pas toujours de rigueur. i

I^. :rlhy a trois espèces de quartes et quatre espèces de quintes justes, pour la formation des huit tons d'église. Gela nait de la place diverse qu'occupe le semi-ton dans les quartes et quintes. Ainsi, le premier et deuxième tons sont composés d'une quinte qui a le demi-ton entre le 2.® et S.^' degré ; et d'une quarte avec le demi-ton aux mêmes degrés.

Ponr eipliquer maintenant la réduction de cet douze modei à huît, il faut remarquer que dans la suite on a ^éiti«bbë,'li|d6tqué souvent à tort, à placer un bétnot sur le iî des premier, deuxième, cîinquième et sîlîème ^1, de sorte que ceux-ci devenaient absolument semblables aux 9.*, 10 «, ll.« et 12.« tons. Cest pourquoi on (regarde ces derniers comme étant une transposition des autres, à la quinte supérieure, et de là Vutage de ne <!<^pWén Voùt que huit tons,' qui sont ceux du tableau suivant. Néanmoins , on s*est extrêmement trompa dans c*^e rédôcUôii; prèmièl'eméht parce qu^on a dénaturé la tonalité de quelques tdns, en faisant un trop frémient ^e dd'bëmôT, 'et évi second lieu, i>arce quMl nVsC pas toujours vrai quils'sont une transposition des tons ainsi féàuhf, supposé même que 1*emp}oi du l>émol soit légitime dans ces tons (voir le $ VII. /)« ta tratupotilUm âa ^. Les buit tons datent d*ailleurs de bien loin. On les attribue assez généralement à S. Grégoire lui-même, ^qui ^t ceriidtt',' è^e^i'qûll e^ éèt fait mention déjà au lX'siècl^ dant un traité sur le inaià-Cbant,par Auré- Heà, ihome du dfoeèse'dé Langres. C^erif. #érf/)f. inuf. !r. /.p. 39.)

EXEMPLE

i/a ton

i***VMi*ii^aii*Mi*«*Wk*ii*

\ TONw ,

. . .1. ' n TON- .

Le 3.® et 4® tons sont composés aane quinte et quarte ayant k semi-ton entre le premier et le deuxième d^ré.

1SXEMPLE :

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