‹ Les vrais principes du chant grégorienChapitre 18 sur 84 · III TON · texte numérisé non relu

III TON

IVtON.

Le 5.^ et 6.^ soht composés d'une quinte qui a le semi-ton entre le 4*^ et K.® degré , et d'une quarte qui a le semi-ton du S.^ au 4.® degré.

EXEMPLE

VI TON

Enfin le 7.^ et 8.^ tons se composent d une quinte qui a le semi-tc^ du 3*® au 4.* degré, et d'une quarte qui a le semi-ton du 2.® au ^* degré. !

EXEMPLE

VII TON

Vni TON.

V. On pourrait ici confondre le huitièine ton avec le premier, cai tous les deux ont l'étendue de la même octave Ré-ré. Malgré cette apparente identité, ces deux tons sônVçependîjnt Irès-dîfférehlSj.sous p}^î d'un rapport : car

i.^ Us ont chacun une espèce de quinte différente qui résulte de la place diverse du semi-toni

2> Ee in-eÉiic^ ton^ ^ 'quinte an grav^ ef^ sa» quaite # raigu , taQ4^ que le huitième ton a sa (Jtiafte iians lé bas' et sa quinte dansée ''haut.

3.^ 11 est encore une différence accidentelle dont nous parlerons dans la suite; c'est que dans le premier ton le si est très-souvent bëmoKsé , ce qui n'arrive que rarement dans le huitième ton.

Divisions 4e9 tons d'église.

^ . 3^ jpremière et principale divisioa des tons d'église est celle qui les dtstfngue ka toni ov ^odes authentiqués ^ principaux ou in^iafrâ ; et en tons plagaux , adjoints ou pairs.

Le premier, troisième, cinquième et septième tons sont appelés authentiques ou principaux, parce qu'ils datent du temps de S. Ambroise et qu'i/s servirent de modèles aux, quatre autres tons pairs que à. Gr<%Qire y ajouta. Ceux-ci sont appelés plagi^ux de TrAayios^ oblique ^ parce qu'ils ftirent admis après les authentiques , et faits à leur imitation.

Voici le tableau de ces tons avec les qualifications que les anciens leur„ attribuaient , les dénominations des modes grecs avec lesquels ils ^jont quelque fupport ,iet les noms que les Latins^leur'onl^ donnés.

ToDt authratiquet, impain.

Premiar.

Septième.

Medet Grecs.

Dënomiiiatioiii Latines.

OotUfication ou Caractère.

Dorien.

PbfTgiefi.

Mizolydien.

Prolns.

Deoterus.

Tritvs.

Tetranlus.

Grave — iitére,

Bêênac&tU — iurt dans ton dIaA actuel dé^éoiré : gaijofftu», Angélipi».

Tons plagaui, pairs.

Deazièoae.

Quatrième.

Sixième, tfoitième.

Modes Grecs.

^ Hpfpeffon^p* ^ Hypophrygien.

Hypolydien.

Hypo>mixo-]ydien .

Dënominations Latines.

Qualification ou Caractère.

Sul|jii0ali8 proti.

Sttbjngalis deuteri.

Subjugalis triti.

Subjugalis tetrardi.

TtUU ^ higubft,

Morwionieuw — plêurmr (Gla-

rèân Dodec).

PUua — décot

DélMêuœ'parfaiidi).

' ii' tHi»>'rt., \

il(l)iOm«ll9»àl6»i^prAii«f^'t^d tfNBTlviMilnisaptuà.

Ttrtiut iralus. ^rli^dicitur ficri^lanflus. (l\iintufi da lœtis.^rr/ifm pictato probpUt. i^iyi(iiriii<âff t jitventim : Ua ^il(>nfiiia' iàpielitûm. *— (jédam \U* Fuldd^muf. C. XP^. On voit que les autotirs ne s'accordent pas HBOureusement sur ce point.

% Les tons auU^ntiqves «t plagaux se divisent en parfaits et impàr'faits. On appelle parfait le ton qui atteint tout son diapason , ou la gamme qui lai est prq>re. Donc , un ton authentique quelconque sera par&it ) lorsqu'il monte à l'octave aii<<lessQS de sa note finale. Un ion plagal est parfait , lorsqu'il monte à une quinte ou sixte au-dessus et qu'il descend une quarte au-dessous de sa finale.

Un ton authentique imparfait est celui qui n'arrive pas à l'octave supérieure , et le ton plagal imparfait , celui qui ne descepd pas à la quarte inférieure à sa finale.

Remarquez qu'on appelle note finale des tons , celle qui finit régulièrement le chant. Elle correspond à la note grave de la quinte qui entre dans la composition du to^. Par cçnséquent, la finale est la même pour chaque ton' autlièntique et son plagal relatif. Donc les finales régulières des tons d'église, sont :

Ton 1 et II. ra et IV. . V et VL yU et Vm*

IF

éi< r

re mi fa sol

Ce qu'on appelait anciennement : tHracarde des finales.

3. On appelle plus que parfaits ou surabondants les authentiques qui montent au<<lel|i «d'une octave , et les pli^ux qui descendent plus d'unc^ ^arte au-dessous de leur finale.

4. Un ton mixte est l'authentique qui descend plus d'un ton audessous de sa finale , ayant par cette manière de descendré quelque chose de ^a.|ilagal ---et ptagal mioBte cehii qui , HiphtanI {^us .d'un^ sixte au-dessus de sa finale , a quelque ;affinité,avec l'authentique qui lui est relatif (1).

5. Commixte est celui qui se mêle , se mixtionne avec un autre ton que celui dont il est le ton relatif, authentique ou plagal.

6. Enfin, le ton est régulier , lorsqu'il a sa finale régulière maitionnée ci-dessus. Au contraire^ il est itrégulier, lorsqu'il ehanfe aoçidenteP lement dé Ihialé. Car il est Bon de le Remarquer dès à^resént que les tons d'église peuvent avoir au besoin une finale quelconque , pourvu

(i) Les tont mixi^i sont ai» tr appelés tùmmaut ; dp communs par faiU , ionquiiûft Aïm M^-ijSiM wthwr^ tique et son plagal relaliÔ réunit , rcmpliwcnl Tëchelle propre à chacun d'eux (CiwV. ZarWiio fii^/iltil. Aarm.

T. rr. eu.). : ♦i^.w • - '

— S9 — qw l^r compoffitioa {i^r qoartes.etqiiliates aoit rigoureasemeiit ob-

lies aMinplfl9 suivants offrent des modèles de toutes ees divisions,

{lliitpourrqpt. servir , op mémo temps , codcmie exercices: de; nlmîsatioo.

Exemples de tons jpai/ii^fft* ^^, Voir oMJlessius chaipitrei^ § Vl^ p. 47.

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