IV
Emploi du bémol accidentel dans les tons d'église. — Notions complémentaires
pour tous les tons.
i. D'après lexposition antérieure du genre diatonique (ch. I^^III, n»? U et ch. Il, § L), il est évident que l'emploi du bémol ne peut être qu'accidentel et exceptionnel dans le chant ecclésiastique de S. Grégoire.
2. Il est également certain d'un autre côté, que cet emploi se trouve établi déjà du temps de Gui l'Arétin qui vivait dans le commencement
du XI siècle. Citons ses propres paroles. « Et ideô additum est (b molle) » quia F cum quartà à se b| {si) tritono différente nequibat habere » concordiam {Ap. Gerb. script. II. pag. 8.) » .
3. C'est. donc .une règle fondamentale de plain-chant , qu'on ne peut jamais y introduire une quarte augmentée , ou triton , ni son renversement , qui est la quinte diminuée. D'où il suit qu'il faut modifier les passages dans lesquels on rencontre ces intervalles, de manière à ce qu'ils soient justes et consonnants. C'est ce que l'on fait au moyen du bémol qui, on le sait , baisse d'un demi-ton , le son qu'il affecte.
Voilà le principe d'où l'on déduit les préceptes suivants sur l'emploi du bémol , pour tous les tons.
I Ton.
4. Le premier ton étant composé de la quinte ré-la et de la quarte supérieure la^-ré , il est clair que le si est essentiellement naturel , parceque cette note fait partie d'une première espèce de quarte , ayant le demi-ton entre le deuxième degré et le troisième (ch. II, § II, rem. IV). 11 n'est donc pas exact de dire que le premier ton a toujours le si bémol en descendant. Comment donc faut-il rendre le si dans le premier ton? Nous répondons qu'il faut le laisser dans son état naturel :
1.® Lorsque le premier ton a toute son étendue /c'est-à-dire qu'il monte jusqu'à l'octave , par degrés conjoints ou disjoints. La même chose a lieu , lorsqu'il descend seulement jusqu'à la.
EXEMPLES
A-ve
ma-ris
stel - la.... (1)
De Y Antienne tota pulchra.