Am m
Tu glori-a Je-ru - sa-lem.... es Ma-ri-a —
(1) Cet hyuuie a été «ttribué^, mais à tort, à S. Bernard. Oa le trouve daoïi dot m*, qui datent aa noint éen, cents ans avant le S. Abbé. Parmi les autref hymnes qui se chantent à rëglise, il y en a plusieurs qui sent, de S. Grégoire I. Tels sont : Primo dierum omnium^ — Nocte turgenUt vigilemtu omneê. ^ £eee Jam noetU tenuatur umbra — Clarum deeus yjuniL — Audi bénigne eonditor. — Magno ialutii g%udio. — Rsx Christ$ fwlor omnium. — Jtim Christui oêtra ttéeenderat.
Le premier si est naturel , parce qu'il ne fait qu'un tout avec le passage suivant sur maris.
S."" Lorsqu'il monte seulement jusqu'à ut^ et que , préalablement , ou immédiatement après , le fa inférieur ne se fait pas entendre.
EXEMPLE
Répons IF^ de la Nativité de la Ste. Fierge. .
Na-ti-vi-tas
glo - ri-o - - sœ....
Communion (1) du IF dimanche de VAvent.
Et pa - ri-^et fi -* li-um....
Le premier ton demande au contraire le si bémol :
1 ."^ Lorsqu'il ne dépasse pas si au-dessus de la finale , ce qui arrive assez fréquemment. Dans ce cas il est commixte avec le VI ton.
EXEMPLES
fei
De rantienne Salve regina.
Ave
Ma-ri - a...
No
bis...
Antienne /, du commun des Confesseurs.
Do - mine quin-que ta-len-ta. . . .
(1) Oa appelle communion rantienne que récite le prêtre après avoir pris Tablution. On appelle /Kiaf-eoifUitUNtoii la première de» derniùres oraisons à la me»se. La communion fut instituée par S. Grégoire-1e-gr«nd. On la chanta en chœur pendant la distribution de la Stc Euuhai-ibtie.
S."* Lorsqu'il arrive jusqu'à ti<^ mais que préalablement, ou immédiatement après , il y a un fa qui fait contre si le mauvais effet du triton.
EXEMPLES
De Fintrùit Laudate, de la fête des sept Martyrs.
n do-mo.... ma-trem....
De Fantienne ad Magnificat , de V Ascension.
Non pro mun-do, qui - a...
Voici un exemple du premier ton qui réunit à lui seul toutes
ces modifications.
Antienne ad Magnificat, de la fête de t Ascension.
Pa4er
mani-festa
vi no-men tu-um ho -mi-
nibus, quos de-dis-ti mi - hi : nunc au-tem pro e-is
ro - go , non pro mun - do , qui - a
te ve-ni-o, aile - lu-ja.
Remarquez que le premier ton a souvent un ton — et non pas un
semi-ton — au-dessous de sa finale , sans que pour cela il soit censé être mixte avec le deuxième , son plagal :
II Ton.
S. Quoique l'échelle diatonique du deuxième ton ait si naturel , il faut cependant bémoliser son $i^ toutes les fois que cette note va au-dessus de la finale du ton. En effet , comme ton plagal ne pouvant monter au delà d'une sixte , il est nécessaire qu'arrivé jusque là ^ on baisse le si (cette sixte) d'un demi-ton , afin d'éviter le triton qui se ferait entendre en partant de/a^ ou en descendant de si à fa.
EXEMPLE
Antienne II , des laudes de la Nativité de N. S.
IF .y
Ge-nu-it pu-erpera regem, cui no-men œ-ter - num,
ir *
et gau-di-a matris ha
benSr...
m Ton.
6. Le ^1 du troisième ton est encore essentiellement naturel, parce que sans cela il lui manquerait la quinte constitutive mi — si. Il peut cependant y avoir des cas où Ton doit employer ^t \^ , à. cause du triton à éviter. Mais alors il sera commixte , et ces passages bémolisés cesseront par cela même d'être encore du III ton.
EXEMPLE
Offertoire de la messe de S. Jean rEvangéliste.
Ju
stus ut pa • Ima
flo - re - bit,
si - eut ce
drus
qusê in Li
ba-no
est
mul * ti-pli-ca
bi-tur.
Remarquez que le troisième ton a souvent un ton ajouté au-dessous de sa finale. Il arrive même qu ii descende jusqu'à ut, étant ainsi mixte avec son plagal , le quatrième ton.
IV Ton.
7. G)ncernant l'emploi du si , le quatrième ton est parfaitement semblable au troisième.
Remarquez que ce ton a rarement sa quarte inférieure. Nous en avons cependant donné un exemple au cit. I, § VI, n.<' 4, p. 48.
Au contraire , le demi-ton qui lui manque ordinairement dans le bas se trouve assez souvent dans le haut , ce qui fait qu'alors il est limité entre l'octave ut — ut ^ au lieu de si — si.
Une autre remarque à faire , c'est que le quatrième ton se confond fréquemment avec son authentique ; d'où nait parfois une grande difficulté pour l'en discerner.
VTon.
8. Quoique le si soit naturel dans l'échelle du cinquième ton , il arrive eependant souvent qu'il doit être bémolisé. Néanmoins , on a généralement trop prodigué l'emploi de cette altération; ce qui a eu pour résultat de confondre le cinquième ton avec le onzième de quelques moteurs dont il n'est alors qu'une transposition , celui-là étant renfermé dans l'octave de ut — ut.
11 n'est donc pas vrai comme l'enseignent presque tous les modernes , et comme on le pratique encore plus généralement , que le cinquième
toD exige toujours le 9i ^ en descendant. C'est donc aussi une erreur que^ déplacer régulièrement un bémol à la clef pour les mélodies du cinquième ton (i). Le cinquième ton , pas plus que les autres , ne demande le si bémolisé à moins d'une raison suffisante ; or celle-ci ne peut avoir pour but .que d'éviter le triton. Hors de là, il faut s'en tenir aux. principes inviolables du genre diatonique qui est, nous le répétons, celui du chant grégorien. Quant aux règles que nous allons donner à ce sujet , elles ne doivent et elles ne peuvent être que des conséquences naturelles de ce grand principe. Ainsi ,
i.o 11 faut toujours faire si naturel en montant l'échelle du cinquième ton , quand le mauvais effet du triton n'existe pas.
EXEMPLE
Ecce
Répons III du Jeudi^saint.
vi-dimus
e - um
non
habentem spe - ci-em ne -que de
co
rem.
%"> Lorsqu'en parlant de mi^ re ou ut aigus on ne descend pas andessous de la. Dans ce cas encore , si doit être nécessairement naturel.
EXEMPLE
Répons III ^ des matines de la Circoncision.
Benedi-ctus qui ve
nit
m no
mi-
ne
Do
mi-ni.... De - us Do
mi-
el) Alfieri tm^gio p. 5(i. Baini mem. T. II. p. 109.
et i-Uu
xit
no
bis.
Quant au si b ^ il faut l'employer toutes les fois que la quinte ou une partie de la quinte descend jusqu'à la finale ; car , dans ces cas , on aura toujours le triton à éviter.
Antienne II, des laudes de la fête de Ste. Agnès.
3ÎHirih
Mecum e - nim habe-o cu-stodem corpo-ris me-i an-
ge-lum Domini.
On voit donc que tous ces préceptes découlent d'un même principe ^ aarotr la nécessité d'éviter la quarte augmentée, exprimée ou clairement sous-entendue. C'est à quoi il faut recourir dans les cas douteux qui peuvent se présenter.
VI Ton-
9«0n sait que le sixième ton est composé de la même espèce de quarte et quinte que le cinquième , de sorte quil n'en est distingué que par la position diverse de celle-ci. Conséquemment, tout ce que nous avons dit toachant l'emploi du si ^ ou si ^ dans le cinquième ton , doit lui être appliqué. Le sixième ton a été dénaturé comme le cinquième par l'emploi trop fréquent du bémol ; d'où il est venu se confondre avec le douzième ton d'autre fois.
Voici du reste, comment il doit être traité.
EXEMPLE
Antienne des vêpres de U Fête-Dieu.
•^^■.n I . ,»fi
qnam su^ - vis est, Do
mine .
spi
ri-tus tu - us , qui ut dulce-dinem tu
am
in fî-Ii-os denionstra-res , pa-ne sn-à-vis - simo
de
lo prœ-sti-to esu - ri - en - tes re - pies
bonis , fa - sti-di - o - sos di - yi-tes di - mi - sit i - na-
nes.
Remarquez que l'échelle diatonique du sixième ton est la seule qui corresponde accidentellement à la gamme majeure de la tonalité moderne.
VII Ton.
iO. Le septième ton exige , encore plus que les autfes , le si naturel. Car en admettant ici si b ? il serait absolument de même nature que le premier , puisqu'ils auraient tous les deux la même espèce de quarte et quinte. Cependant , il peut y avoir des cas où l'on baisse le si d un demi-ton ; mais alors , il faut se rappeler l'observation que nous avons faite en parlant du troisième ton (Voir ci-dessus n."" 6.).
Remarquez que le septième ton monte rarement jusqu'au 8o/ supérieur, à cause de la corruption que des compositeurs lui ont fait subir. Ainsi , par exemple, l'introït Puer natus est, etc. , a été faussé par Jean Mutton , comme nous l'apprend Glaréan (Dodech. de septimo modo)^
Néanmoins, on trouve quelques mélodies qui vont même au delà,
«t qai montent jusqua la , neuvième au-dessus de la fiaale. En voici uo
IXEHPLB :
Répons III ^ du premier dimanche de VAvent
Mi-ssus est Ga-bri-el
nge-lus ad Ma-
ri - am
rgi - nem
desponsa-
tam
Jo - seph, nunci-ans e-i ver-bum ^
et ex - paves -cit virgo de lu
mi-ne....
VIII Ton.
Le septième ton avec si b dans son échelle , étant la reproduction do premier , il est évident que le huitième avec si b serait l'égal du deuxième. C'est pourquoi cet accident doit être traité ici comme dans le septième ton.
Remarques. I. On fait un usage fréquent dans le huitième ton de la quarte descendante ut — sol^ quoique celle-ci lui soit d'ailleurs commune avec le septième ton.
II. Il descend (quelquefois d'un ton au-dessous de son échelle, comme on peut le voir dans l'hymne Iste Confessor , et dans quelques autres mélodies.
m. Le septième et huitième tons étaient autrefois beaucoup plus usités que de nos jours. Ils étaient particulièrement recherchés à cause de leurs mélodies mâles et vigoureuses qui sont en harmonie avec la gravité du plain-chant (Glaréan loc. cit.).
Nous terminons le présent paragraphe par la remarque, que , dans la
presque . totalité Je nos livres de chant actuels ^ il s'est glissé une niasse d'incorrections concernant l'emploi du 9i b| et si ^ , dans les huit tons d'alise (1).
(1) lodëpaiKUnaeBt de Tataçe trop maltiplié des héwutlSt il ett une foule de fautes et dlncorrecUoiu donc •M fiviti de cbent ehoML
Sent parler des diéêes qui test une hérésie en chant grégorien , anathématisét par to«s les hons masieieBs de tons les tfmps, combien n*y a-t-il pas de mélodies qui sont défigurées au point d'être à peine recoonaîssnbles, lorsqu'on les compare au< homes éditions anciennes? Au reste, celte espèce de profanation ne date pas seulement d^aujounThui. Ecoutons nn auteur du XI' siècle qui, de son temps déjà, nous montre rignorance et la présomption «m prises avec le bon lens et rautorité de la science et de Péglise, en matière de ehant religieux. « Cnterwai 4 bee «eiiîssiniè noYinrat qued per q u o ru m d tm ignorantiam multotiet eantns depravatur, qttOBMdmodwm jam
• plures habemus depraTatores quàm enumerare possimus. Quos reverà non ità ut nunc in ecclesiw caount, » modulantium anetoritas proinlit, sed pravc hominum vocea motum aninn sui sequentium, rectè cempesita,
• pervertére, perTorsosque in unnm incorrigtbilem deduxére, aded ut jam pessimus usus pro anctoritato 9 taneatur (Jîmii toUo» d* nuit. C. XF'.y. m
l^p<Mf \fH% et surteut à partir du milieu du XDI*> siècle, on est allé continuellement de mal en pis. Jusqu'à «e qu^Bofin Ihiatorité papale 8*est avisée de s*opposer à de si scandaleux abus. — Car « Le mélodie stbbeoe «vevan » petite non poco, altre guasie dalla negligensa dagU amanuensi de codiei modemi. altre variate daU* «rbitrie » degr ignoranti, altre nuove dipeso per TaUdacia degli scioli {BaXni num, Tom. Il, p. 85.). •
Ce lut conformément aux décrets du Concile de Trente, êurla réforme^que Pie Vordonna une nouTclle édition du Missel. Ensuite, Grégoire Xlll chargea Palestrina et son élève Giov. Gnidetti de la r é vi si o n générale de rÀilt ipb eui er et du Graduel. Gnidetti termina avee succès la plus grande partie des chants de Pofice divin. C*est son Direetorium ekori qui est encore le manuel légitime dont on se sert à Rome et que nous avons suivi dans cette partie de notre méthode. Palestrina, le grand Palestrina fut moins heureux dans son entreprise. Il venait de terminer une partie du graduel dite de tewtportt lorsque la plume lui échappa de la main et qu*il renonça à tout jamais à la poursuite d*an tjravail qui — $U venim verbit — lui parut au-dessus de sa force. Tlinl il est vrai qn*il fiut quelque eheie de plus que du génie musical, pour s'occuper avec succès du chant grégorien. Car • ex depositione peritorum , et ex décrète S. Congr. rit. constat ^ istnm fibrua — >• ità refertnm erroribus et varietatibus, ut sic non possit servire ad nsum destinatum. » Bt voilà, s'écrie ici le célèbre maestro Bâtai , voilà le plus grand homme que Ion connaisse dans l'art et la science de la musique , d«v#n« nommn on petit enfaolt lorsqu'il avait voulu porter une main profane aux chants des Pères et des Docteurs du S. Siège Apostolique {Loe. eU, p. 119.).
Ce ne fut que sous le pontificat de Clément Vlll (1603 et 16(M), et phis tard sous celui d'Urbain Vllt m ffiSl fl 1134 quckces demi volumes de ehant forent de nouveau corrigés et livrés à IHmpressîon. liais malheureusement ceux qui avaient été chargés de cette tâche , n'avaient pas su répondre à ce qu'on était en droit d'atteodre de leur travail. Cest qu'ils avaient négligé de consulter les anciens livres qui auraient dft leur servb de guide dans lise ciutreprise si importante. « Codices in ooosilinm non adhibuisse non miror « nos qui nostrà ctate AoUphonaria » emendarunt. Qui poterant enim, cum eos minime inteiligereot 7 Sed operam non dédisse ut intelligerent, id « taré petlà» nûraiiduai (Aonl dùeerf. de mui. aoc.). » Cependant, un heureux hasard fit qu'ils ne tonchèreni pas aux antiennes, à la mélodie des psaumes , aux hymnes , aux répons brefs , aux versets , aux invitatoires, aux psaumes Gratis, aux séquences ni à là miy^iii'® partie des introTts. Tous ces chants ont été conservés comme Uaét a ieptdana |m t^nps les pkia reculés. Au cisnirairo les répons, les graduels et les traits avec leurs uerseU respectifs , les offertoires et les communions ont été pitoyablement fiussés (AAm tàtdL).
Est venue réditien df 1614 ftiite par ordre de Paul V. Elle est la plus estimée jusqu'à présent. En voici les titres t Gradualede tempore juxta ritum sacrosanctc romane ecdesic, cum cantu Panli V jussm reformate, cum privilégie. Rome ex typographià medicsA an. 1614. — Item Graduale de Saactis jnxtà ritum , etc. Rome 1615. — llBm Antiphonarium Rom. de tempore et sanctb ad nermam Breviarii ex Decreto Sae. Cône. Trid. restituU; S. Pii V Pont. Mai. jussu editi, démentis Vlll et Urbani Vlll anctoriUte recognili , etc. Venetiis, ex typographie Balleoniana.
Tel ea en substance l'historique des livres de chant romain du XVI ai XVII sièels.
Maintenant, lor»quo nous comparons ceux-ci à ce qu'on a imprimé endeça des Alpes, il arrive souvent qu'on ft'y reconnaît à peine. Et puis, on se demande le» causes qui nous ont tant éloignés des sources primitives! Mais ^incurie des uns , et rignonince, ou ce qui pis est, la demi-science des autres, ne. sent elles pas des causes plut