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Règles de discernement des tons d'église.
1. Les moyens dont on peut se servir pour reconnaître les tons d'alise, sont de deux espèces. La plupart des méthodes modernes enseignent à les discerner par leur étendue respective , — par leur finale et par leur dominante , c'est-à-dire par la note qui domine généralement dans un morceau de plain-chant.
D'après ce système , on sépare premièrement les tons authentiques de ledrs plagaux , en observant que ceux-ci descendent plus bas que ceax-4à. Ensuite, après avoir établi cette première division, on distingue les authentiques des plagaux au moyen de la dominante ; car, comme ils ont une même finale, celle-ci ne peut pas les faire reconnaître. Cette dominante est invariable comme Test la finale régulière, pour tous les tons (1).
foe itt ffi tantet poar produire ces «iëplorabU» effeU? ITailIeurs, il B*éUit pas poMÎble que cela te 6t aatrenMDi. Ucpait bien des anoées, Tétude du chant ecclésiastique a été réduite à un état de nullité complète. Cà et là on ne rencontre qne quelque maigre méthode façonnée à la moderne • pour une matière oà le plus grand ■érita eonûste dans la conserTalion des principes anciens. En outre, la musique Sgurée et souTOOt théâthraie a Mvahi les temples et fasciné les laYcs comme le clergé. Far cooséqneat, des chantres peu ou mal instruits , on complètement ignorants, mutilent le chant, y ajoutent, et bouloYersent les premières notions du genre diatonique, b BB mot, Tarbitraireet le laisser- aller supplantent les trais principes et les traditions séenlaires. Et pourtant Ti^lise romaine notre mère à tous , a toujours eu tant à cœur de conserrer le chant sacré dans toute sa pureté I — En Toici une preure entre milles autres. Léon X le SouTerain Pontife ayant un jour, en chaotant, légèrement ■•dilîé la cadence à la fin de Toraison des matines, dans Toffice des morts, son maître des cérémonies imputa c smm e one faute grare à son collègue. Bernardin, d'avoir enseigné une telle erreur à son maître le Pape. En conséquence de quoi il nous légua — ad perTwIiMim rvt* vitimoiriam* — Ces quelques lignes tracées dans son
journal ma. « Die mercurii an. 1514. In officie tenebrarum Papa in fine dixit orationem ; sed culpa Bemardini
> errarit in ultime syllabâ nitimi verbi, quia illam syllabam debuit deprimere pronuntiando , et non fecit, sie ■ malè doeente ipso Bernardine, alià rice instruatur melius (Boïm num,). •
Une autre fois le Cardinal Giacomo Gatftano se permit une comparaison quelque peu étrange à Tégard du pape Clément Y, qui , dans la canonisation de St. Pierre Célestin , avait ajouté au chant du Te Ikwm une mélodie ■as téTère qne celles usitées dans le plain-cfaanl.
« Mut, eC iodé Pater jnbilans in cantica tnrgit ,
• Jaque Iteum XQmâammt^ ait, vocisque sonorx
• Haud décor emulcet pavonis imagine : cuncli » Id peragnnt, hetiqoe canunt.... »
(Acta SS. Bolland. m. maj. T. IV. De canon. S. Pétri CcBlest. L. IL C. 8. versu 14i. seq. p. 479.). (1) Dans les Béfoimty la dominante se trouYO erdinnrement au commencement du ^'néet.
Le tableau suivant éclaircirà ces préceptes. Il peut servir aussi à distinguer les tons au premier coup d'œil.