‹ Les vrais principes du chant grégorienChapitre 57 sur 84 · IS · texte numérisé non relu

IS

se-cun - dnm ordi-nem Mel-clii - se-dech , pst-nem

4SI

vi - num

obtu-Iit*

Mi-se-rator Do - mi-nus

- es-cam de - dit tîmen - tibus

se m

me - mo-

]9'- am su - o-nim mira - bî - li-uiti.

Ca-lî-cem

sa - lu-ta-ris acci - pi - am , et

sa-crî-fi-ca-bo

ho - sti-am laudis.

si - eut no-vel - lœ o - H-

v^-rum ecele - si-se fi - li-i sint in cir-cu-i-tu

men-sœ Do-mi-ni.

Qu-i pa - cem po - nit

fines

eccle - si - œ , fru - men - ti a»-di-pe sa-

tinât

nos Do - mi-nus.

7. n y a des cas exceptionnels où Ton ne peut se servir d'une domii^nte identique, à cause de la surabondance d'un Ton. Alors il incombe ^ee\aî qui impose l'intonation de la régler de manière qu'il choisisse

(1)^ tiçiie (•f)iadiqae ici le dièse.

lemilieada diapason d'ane telle mélodie , afin qu'on puisse rendre les sons graves aussi bien que les aigus , ce qui en dernier résultat doit toujours être la base des transpositions ind^uées.

8. Il est encore une remarque à faire , c^est qu'il convient que tous les chants , ceux du prêtre comme des chantres qui sont au chœur ou au jubé , s'exécutent sur le même d^ré d'intonation , afin qu'il y ait une uniformité parfaite en ce point. Gela donne un caractère éminemnient religieux à l'exécution du chant.

9. Lorsque le préfet ou le directeur de chant remarque qu'on a détonné , il devra le plus tôt qu'il pourra ramener le ton véritable dans lequel on avait commencé, sans troubler le chœur. C'est pourquoi on pourra le plus souvent prendre la première intonation un peu plus haute, afin de laisser quelque latitude attx voix qui ordinairement vont en descendant. Aux offices des morts on entonnera un peu plus bas que dans d'aiitf es circonstances. Cet abaissement du ton donne qtidque chose de lugubre.

10. Ce qui contribue puîssanunent à la majesté et à la beauté du chant, c'est Texacte union des voix ^ et leur parfaite simultanéité. Cet ensemble ne peut guère s'obtenir , à moins que les chantres ne s'écoutent , que , sans obstination comme sans caprice , les uns ne se conforment aux autres , et que tous ne soient dociles aux instructions de leur chef.

11. Lorsqu'on chante à double chœur, comme dans les psaumes et les cantiques , on doit attendre la fin du verset avant d'en commencer un autre. De même , toutes les fois qu'il y a une réponse ou une suite quelconque à chanter, il faut que tous commencent en même temps. Si l'un ou l'autre est en retard , le retardataire ne doit plus entonner le commencement du chant, mais il doit reprendre justement à la syllabe et à la note où les autres sont parvenus. Il faut encore remarquer les petits repos à faire , lorsque le verset jusqu'à la médiation est trop long, pour qu'il puisse convenablement être chanté sans pause. C'est alors surtout qu'il faut bien s'entendre, afin que les uns ne reposent pas

, là où les autres continuent le chant , et vice-ver sa.

12. Une autre règle capitale est que la gravité du chant mis en rapport avec celle des cérémonies exige un mouvement lent et calme qui soit r^lé suivant la solennité des fêtes.

Comme la diversité des offices demande qu'on diversifie le ton , elle exige aussi qu'on chante avec une mesure convenable à chacun. Aux

fêtes dtt premier cHrdre, il font dianter fort lentemoit; aux fêtes du second ordre , il feut chanter modérément ;* et aux fêtes qai sont ao-dessoas, comme semi-doubles, simples, et fériés, on chante, comme on dit , rondement ; mai» toujours sans précipitation (1).

15. Quoique le rythme ait dispara du chant grégorien , on peut néanmoins obtenir une exécution excellente et en quelque sorte plus majestueuse , quand on prête . une attention spéciale à la quantité syllabîque des paroles et aux notes qui les accompagnent. Quant aux paroles mêmes , il va sans dire que te chant n'étant qu'un moyen pour les rendre plus fortes , elles ne peuvent en aucune manière être mbordonnées aux notes de ipanière k les, rendre inintelligibles. C'est donc 'aussi d'après les paroles que doiveçit se régler les respirations pour autant que^ faire se peut. II faut d^DC .flVant tout être fidèle à la ponctuation du texte et ne pas sépar,ei: v.SfAS uui^' nécessite absolue , les différentes syllabes du même .mot. Ëfisuite,. les repos doivent être faits, autant que possible , sur les notes essentielles des Tons , c'est-à-dire , sur la finale , la tierce , la quinte et principalement sur la dominante. Néanmoins , il y a des passages qui ont trop de notes sur un mot ou même sur une seule syllabe , pour qu'on puisse les chanter sans i^pirer. Dans ce cas il faut faire le repos entre les deux notes d'une même syllabe , ou entre deux notes qui se trouvent sur le même degré, eu remarquant toutefois qu'après chaque respiration il faut reprendre distinctement la voyelle qui a précédé.

EXEMPLE

repos. repoi.

-Jtyf-riro - e - e - le-ï-son.

Dans tous les cas , il faut ménager la respiration de telle sorte que ]on ne soit pas obligé de respirer au beau milieu d'une syllabe ; ce ^î , du reste, arrive fréquemment lorsque le chantre pressé n'a pas «u soin de prévoir les endroits où il aurait pu convenablement respirer.

14. Quanta l'émission de la voix, il faut en général qu'elle soit pleine et sonore , sans être nuancée par des forte, piano j cresc. ou decresc. comme cela se pratique dans le chant figuré. Cependant la bonne école romaioe

(I]M«lfi. élem, Liège.

observe quelques modiCcations K cet ^ard qui sont un reste bien &ible de la belle méthode ancienne (i).

Ainsi , il faut qu'aux grandes solennités les voix soient mieux nourries et plus sonores qu'aux jours ordinaires ou fériés. — Les notes semibrèves sur lesquelles on passe avec quelque rapidité doivent être chantées d'une manière plus douce que les autres. — On chante les semi-tons , les tierces mineures , les quartes , et les sixtes mineures ^ débiliter, comme disent les anciens; è'est-à-dire languissamment ou faiblement ; — les tierces majeures patenter , puissamment , avec force , — les quintes et l'unisson dulciter , d'une manière douce et suave. —

La yoixdoit être en harmonie avec le sujet exprimé par les paroles, afin qu'elle soit triste et plaintive dans la douleur^ et joyeuse dans l'allégresse.

Pour que le chant sacré soit vraiment gr^orien , on doit l'exécntOT à l'unisson des voix , sans que les chantres ou quelques-uns d'entr'eux se permettent de le défigurer par un accompagnement de voix en forme de deuxième ou troisième partie. On sait du reste qu'un accompagnement de l'espèce est nécessairement pitoyable , puisqu'il est fait par des chantres instruits peut-être , mais qui certes ne sont pas initiés aux secrets de l'harmonie. Quelles combinaisons que celles-là !

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