CHAPITRE III
Notes initiales des Tons (4).
I . Quoique le compositeur soit libre dans le choix des notes- par lesquelles il peut commencer une mélodie ; il ne l'est pourtant pas au point qu'il puisse se passer de toute règle à cet égard. U doit donc commencer par une note de l'échelle diatonique propre au Ton qall aura choisi. Mais cela ne suffît point; car chaque Ton a des notes essentielles qui lui servent de commencement. Pourquoi? Premièrement parce qu'une mélodie de plain-chant doit commencer par une note consonnante avec la note finale ou fondamentale , et avec la dominante. Telles sont la tierce, la quinte et la sixte suivant la nature des Tons. — En second lieu parce qu'il y a un certain rapport entre le commencement d'une antienne , par exemple , et la conclusion d'un psaume à chanter après-elle (2). II est donc nécessaire de déterminer les notes initiales propres à chaque Ton.
Le I Ton peut commencer par uf , — au-dessous de la finale — par ré^ fa^ sol ou la.
II. Par la et ut — au-dessous de la finale — par ré, rarement par mi; le plus souvent par fa.
III. Par mi , rarement par fa (5) , par sol et par ut le plus souvent.
(1) Voir ci-destut p. 109. seqq.
(2) Voir ci-dessus p. 103 et 109.
(3) On peut néanmoins voir un «xemplc Utins rintroït eojnovi , des coiumuiis', nec viiQ. ncc mari.
IV. Par ul et re — au-dessous de la finale — par mi ^ fa ^ soi , h. Les deux dernières sont rares.