‹ Les vrais richesChapitre 43 sur 51 · LE PARIS MATINAL · texte numérisé non relu

LE PARIS MATINAL

résister à cette première tentation et sauta à bas du lit.

— Comment ? s'écria le don Juan des caméristes. Monsieur s'habille avant que j'aie allumé le feu ?... Monsieur ne prend pas son chocolat ?...

— Non, Joseph. Il faut que je sorte tout de suite... Je m'absente peut-être pour deux ou trois jours... Je n'ai pas besoin de vous. Allez.

puis, après avoir jeté sur elles le regard philosophique de Sixte-Quint reconnaissant ses anciens haillons de gardeur de pourceaux, il s'habilla bravement et, sortant de chez lui, il revit, pour la première fois depuis un an, le Paris matinal, avec ses passants affairés, ses petites femmes trottinantes, ses charrettes de boueurs, ses tapageuses voitures de laitiers, ses rassemblements de chiens.

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